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לימוד תורה
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KI TETSE 5770

" Quand un homme aura un fils rebelle …"
(DEVARIM 21,18)

La paracha de la semaine présente de nombreuses lois sociales, des lois qui régissent le comportement de l’homme avec son prochain. Elles sont vraiment d’actualité, car l’on se rapproche des jours redoutables, et si l’on n’est pas blanc (de faute) avec son prochain, comment peut-on aller demander pardon à D ?

Dans la paracha ki tetse on trouve aussi une loi bizarre. Lorsqu’un fils se rebelle contre ses parents, alors dans certaines conditions, ce fils doit être amené au tribunal par ses parents et il sera condamné à mort.

Le 8è chapitre de la guemara Sanhédrine porte le nom de « Ben Sorer ouMoré » = le fils rebelle. On y explique que les conditions d’application de cette loi sont très restrictives.

On sait aussi qu’il y a discussion pour savoir si la sentence a déjà été appliquée dans notre histoire. Toujours est-il que la loi existe est qu’elle sert au moins à être étudiée, et donc à gagner le mérite de l’étude.

La guemara nous explique donc que la peine est préventive. Le jeune homme qui se rebelle autour de l’âge de 13 ans (la peine ne peut être appliquée que pendant quelques mois), en volant son père pour manger de la viande et boire du vin doit être condamné à mort.

La guemara Sanhédrine 72a demande :
Rabbi Yossi Hagalili enseigne : est-ce que, uniquement parce qu’il a mangé de la viande et bu du vin qu’on doit le condamner à mort ?
On répond : la Torah sait sonder le coeur du fauteur, et elle sait que celui qui commence par voler ses parents pour manger et boire, alors viendra un jour où les fonds manqueront à la maison, et deviendra un bandit de grand chemin… prêt à tuer pour l’argent.

Les commentateurs demandent, si le jeune homme va devenir meurtrier pourquoi lui donner la peine de mort la plus lourde ? En effet, la peine requise pour le jeune homme est la lapidation, alors que pour un meurtrier classique c’est le glaive ?
On répond que dans sa course folle le jeune enfreindra forcément aussi d’autres interdits : il maudira ses parents (peine de lapidation) ou profanera le chabbat (peine de lapidation).

La peine est donc préventive.

D’ailleurs la michna page précédente (71b) nous a expliqué que la mort est parfois une bonne chose :
La mort des mécréants est une bonne chose pour eux (ils arrêtent de fauter) et pour l’humanité, qui n’ne pâtit plus.
La mort des justes est mauvaises pour eux, car ils ne peuvent plus progresser, et mauvaise pour l’humanité.

Enfin, rappelons que, bien que nous ayons évoqué la peine de mort, depuis quelques temps avant la fin du second temple (plus de 2000 ans), nous n’appliquons plus ces peines. Et même à l’époque, de telles applications étaient rarissimes.

Le plus important est peut être l’aspect dissuasif de ces peines.

Bientôt, nous passerons nous aussi devant Le Juge Suprême… Roch Hachana approche, les peines sont clairement dissuasives… mais ce n’est pas qu’un juge qui juge, c’est le Roi… et le Roi a le pouvoir de gracier, si l’on revient vers nos valeurs.

Chabbat Chalom
Stéphane Haim COHEN, www.limud.net

D’après :
Guemara Sanhédrine 72a, Editions Sotenschtein