- Paramètres:
Page
Normal
Plain layout without fancy styles
Font
Normal
Large fonts
Very large fonts
Colour
Normal
Restful colour scheme
Light text on a dark background
לימוד תורה
Skip to top of page

YOM KIPPOUR 5771

Cette semaine, nous vivrons Yom Kippour, LE JOUR de l’année, le jour de la proximité avec le Créateur.
C’est l’aboutissement d’une période de 40 jours, … pour arriver à comprendre ce que l’on proclame à la fin de Néila « Hachem Hou Haélokim ». Accepter, comprendre, proclamer que D. existe, et que nous devons nous conduire en conséquence … étudier et appliquer Son message, celui de la Torah.

Pour réussir son Yom Kippour, nous devons faire Techouva, décider de revenir à nos valeurs. Le but n’est pas de passer une journée à chanter, le but est d’utiliser l’atmosphère de Yom Kippour, pour réussir notre techouva.

Le Rambam, au chapitre 2 des Lois de la Techouva nous explique en quoi cela consiste :

1. Abandonner la faute

2. Décider de ne plus recommencer

3. Regretter la faute.

4. Dire sa faute dans le Vidouy.

Chabbat matin dernier, j’ai assisté à une Dracha de Chabbat Chouva, voici ce que j’en ai retenu.

Pour faire Techouva, on me dit de regretter la faute. Cela génère 2 questions :

1. Pourquoi regretter ? Ce qui est fait, est fait, je ne peux rien changer au passé ! Décider de ne plus fauter à l’avenir, je comprends,… mais ne regretter ce qui est passé, en quoi serait-ce utile ?
2. Regretter est dangereux psychologiquement. Cela peut m’induire à vouloir gommer/occulter une partie de mon passé. Or un homme est la synthèse de son passé et de ses aspirations futures (le présent n’existe pas, puisqu’il devient passé en un instant).
Si j’efface mon passé, j’efface une partie de ma personnalité, je vis avec une page blanche. C’est dangereux psychologiquement. Cela pourrait me pousser à rejeter des êtres proches (femmes, parents, …) qui sont associés à ce passé de fauteur … et ce n’est pas le message de la Torah.

Voici les deux réponses qui ont été présentées. En les comprenant, je comprendrai mieux ce que l’on veut de moi, de ma techouva.

1. A la première question (le passé est passé, à quoi servent les regrets ?), nous répondons que ce ne sont pas les actes que nous regrettons. J’ai mangé un aliment non cacher … c’est fini, il n’y a rien à changer.
En revanche, ce que je dois regretter, c’est le fonctionnement de mon cerveau qui m’a poussé à enfreindre l’interdit.
Normalement, il y a toujours une frontière en moi, entre la volonté de fauter, et le passage à l’acte. De même les psychologues disent que la volonté de tuer est quelque chose de répandue, c’est le passage à l’acte qui est plus rare.
En regrettant la faute, je dois tenter de comprendre comment j’ai pu passer à l’acte, et transformer une barrière, un interdit, en quelque chose de permis pour moi. Regretter la faute, ce n’est pas regretter l’acte, c’est regretter le passage à l’acte.

2. La techouva, ce n’est pas effacer son passé, car c’est clairement dangereux psychologiquement. Les gens qui passent leur vie à regretter… sont évidemment malheureux, voire malade.
Regretter le passé, c’est utiliser mon passé de fauteur, pour bien me comporter à présent. Quand le Talmud me dit que celui qui fait Techouva voit ses fautes transformées en mérite … c’est cela.
Je dois utiliser le sentiment de haine (haine de la faute passée), qui est un sentiment puissant, souvent bien plus puissant que l’amour, pour progresser dans la voie de l’accomplissement de la volonté de D.

Chabbat Chalom
Gmar ‘Hatima Tova
Stéphane Haim COHEN, www.limud.net

D’après :
Une dracha à laquelle j’ai assisté.