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לימוד תורה
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Vayechev 5771

« Yehouda reconnut, il dit : elle [Tama] est juste, de moi [elle est enceinte] »
Berechit (38,26)

La paracha de la semaine nous rapporte le triste épisode de la vente de Yossef par ses frères. Ces derniers étaient convaincus d’être dans le vrai. Ils avaient jugé Yossef, et l’avaient condamné.

Yehouda a une grande part de responsabilité dans cette vente. Reuven voulait venir sortir Yossef du puit dans lequel on l’avait jeté. Mais c’est Yehouda qui va proposer de vendre Yossef.

La Torah interrompt l’histoire de la vente de Yossef pour nous raconter celle de Tamar, là encore le « mauvais rôle » est joué par Yehouda.

Yehouda choisit Tamar pour la marier à son fils ‘Er. Ce dernier se comportait mal aux yeux de D.
D. le fait donc mourir.

Yehouda demande à son fils Onane de se marier avec Tamar (le lévirat = Yiboum = se marier avec la femme du frère décédé si ce dernier n’avait pas d’enfant). Onane se comporte mal aussi.
D. le fait aussi mourir.
Rashi explique que ces deux frères ne voulaient pas avoir d’enfant de Tamar. Ils détruisaient leur semence.

Yehouda demande à Tamar, après la mort de son 2è fils, de rentrer chez elle, et d’attendre que son 3è fils, Chela, grandisse.
En réalité, Yehouda, ne voulait pas donner Tamar à Chela. Il avait peur de perdre son 3è fils.

Voyant que Yehouda avait failli à sa promesse de lui donner Chela, Tamar, va mettre en place un stratagème pour « s’offrir à Yehouda ». Yehouda ira avec Tamar sans savoir que c’est elle.

Lorsque Yehouda apprend que Tamar est enceinte, il voudra qu’on la condamne à mort. Tamar ne va pas dire qu’elle est enceinte de Yehouda, elle dira juste : « …de l’homme à qui appartient ceci je suis enceinte… » Berechit (38,26).

Yehouda reconnaît alors son erreur, et l’enfant en même temps (verset en entête).

Le guemara Sota 10b, nous dit que Yehouda qui a sanctifié le nom de D., en reconnaissant son erreur publiquement, a le mérité de voir le nom de D. inscrit dans son nom. En effet, son nom est formé du nom de D. dans le quel on a intercalé le Dalet.

L’on comprend ainsi la notion de sanctification du nom de D., c’est savoir se rabaisser au profit de La Vérité. Savoir dire j’ai tord, publiquement, même (et surtout) lorsque l’on est un grand, c’est cela aussi sanctifier le nom de D.

Chabbat Chalom
Stéphane Haim COHEN, www.limud.net
D’après Guemara Sota 10b, Editions Sotenschtein.