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לימוד תורה
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Bechala’h 5771

« [Le peuple d’] Israel vit la main puissante [de D.]…Ils crurent [les Bné Israel] en D. et en Moshé Son serviteur »
Chemot (14,31)

Après la sortie d’Egypte, nous vivons cette semaine la traversée de la Mer des Joncs.

C'est dans la Paracha Bechala'h que Pharaon regrette d'avoir laissé sortir les Bné Israel d'Egypte. Il les poursuit donc avec son armée, jusqu'à la Mer des Joncs. La mer s'ouvre, les Bné Israel passent à pieds secs, les égyptiens les suivent et sont engloutis. Ils chantent « Az yachir Moshé ». La fin de la paracha présente la manne qui tombe chaque jour de la semaine, sauf le chabbat.

Le verset en entête nous explique que les Bné Israel ont vu l’intervention divine, puis ils ont cru en D. et en Moshé.

Rabbi Yts’haq de Wolozin explique qu’en Egypte, la foi des Bné Israel était branlante.

D’une part ils voyaient Moshé qui se déclarait l’envoyé de D. D’autre part, il y avait Pharaon qui disait que Moshé était un imposteur, et qu’il inventait tout de lui-même.

Les Bné Israel étaient d’autant plus dubitatifs que la magie était monnaie courante en Egypte, Moshé pouvait donc très bien être un excellent magicien.

Avec le dévoilement de la Traversée de la Mer des Joncs, les Bné Israel ont cru en D. Ils ont donc compris la conséquence : Moshé était bien le serviteur de D.

Ils ont su rétroactivement que Moshé n’était pas un imposteur.

Les Bné Israel ont donc vu l’intervention divine, et ainsi ils ont cru en D. Mais, qu’est-il resté de cet intense instant de proximité avec le Créateur ? Trois mois plus tard, les Bné Israel ont fauté avec le veau d’or … où était donc leur foi en D. ?

Peut être que la foi ne peut pas s’acquérir sur le coup de l’émotion ? Peut être que la foi ne doit pas être la résultante de ce que l’on voit avec ses yeux ? En fait, la foi doit être le résultat de ce que l’on voit avec sa tête. Si je crois avec ma tête, avec ma raison, alors ma foi est construite sur des bases solides.
Rien ne pourra plus l’ébranler.

Chabbat Chalom
Stéphane Haim COHEN, www.limud.net
D’après la Hagada « Pirouché Guéoné Lita » Editions Mossad Harav Kook