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לימוד תורה
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Tetsave 5771

«Et tu feras le pectoral du jugement, oeuvre d’artiste….»
Chemot (28,15).

La Paracha Tetsave est la suite logique de la Paracha de la semaine dernière (Terouma). Après avoir expliqué la construction du Michkan, le sanctuaire, la Torah présente le Cohen qui y travaillera. La Torah insiste donc sur les habits du Cohen, et sur les tâches que ce dernier accomplira.

La guemara Zeva’him, comme son nom l’indique, traite des offrandes animales que l’on apportait au Beit Hamiqdach (le Temple). C’est d’ailleurs cette guemara qui est étudiée actuellement dans le cycle du Daf Hayomi (une page recto-verso par jour).

La Guemara Zeva’him 88b nous décrit les propriétés des habits du Cohen au Beth Hamiqdach et de ceux du Cohen Gadol.

Rabbi Iniani fils de Sassone demande : Pourquoi la Torah a-t-elle juxtaposée la description des habits du Cohen, et celle des offrandes/sacrifices ?

En effet, dans la paracha Tsaw (Livre de Vayiqra) on trouve cette juxtaposition. De même, dans notre paracha (Chemot, chap 28), on présente les habits du Cohen, et on enchaîne par les offrandes des 7 jours d’entrainement (Chemot 29, 1-37).
La juxtaposition nous apprend que de même que les offrandes sont expiations, de même les habits du cohen servent à expier des fautes.

La tunique sert a expié le sang qui a été versé : dans Berechit on a déjà fait le lien entre « tunique » (coutonete) et le sang, à propos des frères de Yossef.

Le caleçon expie les fautes liées aux mauvaises moeurs. En effet dans notre paracha on a « Tu leurs feras des caleçons pour couvrir LEUR NUDITE » (Chemot 28,42).

Le Turban expie les fautes d’orgueil. Ainsi, ce qui se trouve en haut du corps (sur la tête) expie la faute de celui qui se sent « en haut », qui se sent supérieur.

La ceinture expie les errements du coeur, des pensées d’idolatrie.

Le pectoral expie les dénis de justice, comme il est dit (verset en entête) « le pectoral du jugement (Chemot 28,15).

La guemara continue ensuite à présenter d’autres habits, et d’autres expiations. Mais la signification reste aussi obscure. Comment comprendre que des vêtements puissent expier des fautes ? En plus, ce sont des fautes graves que la guemara cite, comment est-il possible que des vêtements servent à expier de telles fautes ?

Et bien, je n’ai pas de réponse.

Mais ce qui est clair, c’est que la condition nécessaire (peut être pas suffisante) pour effacer, et expier une faute c’est la Techouva. Si l’on ne regrette pas d’avoir fauté, si l’on veut continuer dans la même voie perverse …alors tous les sacrifices, tous les habits de cohen … ne serviront à rien.

Chabbat Chalom
Stéphane Haim COHEN, www.limud.net
D’après Guemara Sanhédrine 88b, editions Sotenschtein