- Paramètres:
Page
Normal
Plain layout without fancy styles
Font
Normal
Large fonts
Very large fonts
Colour
Normal
Restful colour scheme
Light text on a dark background
לימוד תורה
Skip to top of page

Tsaw 5771

"Ceci est la loi de la Ola [sacrifice entièrement consumé sur l’autel = holocauste], de la min’ha [oblation, offrande issue du règne végétal], du ‘hatate [offrande d’expiation], du Achame [offrande de faute], des Milouim [offrande d’inauguration] et des sacrifices Chelamim [offrandes de paix]."
(VAYIQRA 7,37)

Tsav est la seconde paracha du 3è livre de la Torah, le lévitique. Cette paracha, comme la plupart des parachiot du Lévitique, est consacrée au service du Temple.

La première michna du traité Zeva’him nous apprend que tous les sacrifices qui ont été sacrifiés « Lo Lichman » (exemple : en pensant à un chelamim, alors qu’il s’agit d’une Ola) sont cachers, mais les propriétaires ne sont pas quitte de leur obligation d’apporter le sacrifice initial.
En clair, si la che’hita a été mal faite, avec une intention (cavana) inappropriée, au sens où l’on pensait destiner la bête à un autre sacrifice… alors on peut continuer le sacrifice … mais ce n’est pas un sacrifice qui compte pour acquitter celui qui avait l’obligation de l’apporter.

Rachi et Tossefote expliquent que l’intention dont il s’agit a été prononcée (par des paroles).

Ainsi, on appelle « lo lichmo » une offrande pour laquelle il a été dit « Je la sacrifie en tant que chelamim, alors que c’est une Ola. »

En revanche, Le Michné La méle’h explique que le Rambam traduit le « Lo lichma » par une pensée et non des paroles. Ainsi, on appelle « lo lichmo » une offrande pour laquelle il a été Pensé « Je la sacrifie en tant que chelamim, alors que c’est une Ola. »

Le début de la guemara Zeva’him vient nous apporter les sources de la Torah qui nous amènent à la généralisation du principe énoncé dans la michna :
Ce n’est pas seulement le sacrifice (che’hita (1) ) qui doit ne pas être fait « Lo lichmo », ce sont aussi les autres tâches liées au sang de la bête : recevoir le sang (2) dans un ustensile, l’amener près de l’autel (3), et enfin aspersion (4) à certains endroits.
Ce sont donc les 4 « avodat Dam » qui sont régies par la même loi.

Le début de la guémara prouve donc, essentiellement par des versets, que les « 4 avodat dam » concernant le sacrifice « Chelamim » ne peuvent pas être réalisées « lo lichmo ».
A la fin de la page 4b, la guemara demande : et d’où sait on que pour les autres offrandes la loi est identique [il existe des sacrifices autres que Chelamim] ?

La preuve vient du verset en entête : on a mis tous les sacrifices dans le même verset. On comprend ici, qu’ils ont une caractéristique commune. On ne peut pas s’en acquitter en les apportant « lo lichmane ».
Encore une fois, je rappelle que le code des sacrifices nous semble bien obscur, mais prions et surtout agissons, pour faire venir le Machia’h… alors nous pourrons apporter nos offrandes au Temple et nous comprendrons tout.

Chabbat Chalom et Pourim Samea’h
Stéphane Haim COHEN, www.limud.net
D’après Guemara Zeva’him 2a et 4b – Edition Sotenschtein