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לימוד תורה
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Chemini 5771

"Ne rendez pas abominables vos âmes par tout rampant qui rampe …."
(VAYIQRA 11,43)

La paracha Chemini est consacrée au service dans le Michkan (le Temple du désert). On y trouve aussi deux autres sujets : la mort des deux fils de Aaron le Cohen Gadol, et l’exposé des lois de cacherout.

La guemara Makot, comme son nom l’indique, traite de la peine de 39 coups (malkout) que l’on donnait à celui qui enfreint un interdit de la Torah sous certaines conditions…
Bien évidemment, il devait y avoir des témoins, le coupable devait connaître l’interdit, on évaluait la résistance physique du condamné...

La guemara Makot explique donc que celui qui mange des aliments interdits comme des petites bestioles, est alors passible de plusieurs peines de malkout.

Celui qui mange une fourmi est passible de 5 peines de Malkout, pour une guêpe c’est 6…

On apprend ces peines via des versets de notre paracha. Le verset en entête est un des versets qui nous présente l’interdit de manger ces petites ...... bêtes, que l’on trouve parfois dans la salade, le chou, …

Après la présentation de ces interdits à la page 16b de Makot, Rav A’hay nous dit : « celui qui se retient de faire ses besoins enfreint l’interdit de ne pas se rendre abominables (verset en entête).

Les commentateurs nous expliquent que l’explication de Rav A’hay se rapporte bien au verset en entête, et pas à celui ressemblant de la fin de la paracha Quedochim (Vayiqra 20,25).

Toutefois, cette explication du verset en entête de Rav A’hay n’est qu’une Asma’hta. En effet, Ce n’est pas le sens premier qui a été donné à notre verset. L’interdit de la Torah, c’est de ne pas manger de petites bestioles. L’interdit des Sages, greffé sur ce verset est de ne pas se retenir.

L’interdit lié aux besoins n’est donc pas aussi important que d’autres interdits de la Torah. En particulier, s’il faut arbitrer avec le respect du prochain… il y a priorité au respect du prochain.

Rav Bibi bar Abayé se sert du verset en entête pour dire qu’il ne faut pas consommer de chose dégoutante pour les autres.
Et le Rambam explique à ce propos : il est interdit de manger avec des mains sales ou sur des ustensiles sales.

Chabbat Chalom
Stéphane Haim COHEN, www.limud.net
D’après Guemara Makot 16b – Edition Sotenschtein