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לימוד תורה
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Quedochim 5771

"…Tu aimeras ton prochain comme toi-même"
(VAYIQRA 19,18)

La paracha Quedochim, dont est issu le verset en entête, présente beaucoup de lois sociales qui régissent les relations de l’homme envers son prochain. En particulier le verset en entête expose l’interdit de se venger et termine par le célèbre "…Tu aimeras ton prochain comme toi-même".

Ce verset a été largement utilisé par les maîtres du Talmud. Ainsi dans la guemara Sanhédrine, on apprend à partir de ce verset que les peines de mort doivent être telles que la souffrance et la honte du condamné et minimisée… C’est paradoxal, le verset qui nous dit "…Tu aimeras ton prochain comme toi-même", nous apprend aussi à codifier la peine de mort.

A la page 41a de la Guemara Quedochim, c’est aussi ce verset qui est interprêté. Le première michan du second chapitre de cette guemara nous dit : l’homme établit un acte de mariage (des Quidouchine) directement ou par l’intermédiaire d’un envoyé.
La guemara demande : si on me dit qu’un émissaire est apte à réalisé un acte de mariage, ai-je besoin que l’on me précise que directement (sans émissaire) un homme peut se marier ? C’est une évidence ! Pourquoi la michna, qui pèse chaque mot précise-t-elle qu’un homme peut accomplir l’acte de mariage ?
La guemara répond que l’objectif de la michna est de nous faire comprendre qu’il est mieux de se marier directement que par un émissaire. Ainsi, Rav Yehouda dit au nom de Rav : il est interdit de se marier sans voir la mariée. En effet, il y a un risque que le couple ne se plaise pas l’un l’autre… le marié pourrait très bien ensuite dénigrer la mariée et cela est interdit. En effet, la Torah nous commande : "…Tu aimeras ton prochain comme toi-même".
C’est encore le même verset que l’on utilise, cette fois ci pour codifier le mariage.

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN
D’après la Guemara Quidouchine 41 a