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לימוד תורה
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Bamidbar 5771

"Et quand le michkan [temple démontable du désert] voyagera, les Léviim le démonteront, et quand le Michkan campera les Léviim l’érigeront, et l’étranger qui s’approchera sera mis à mort [par la main du Ciel]"
(Bamidbar 1,51)

« Et Aaron et ses fils, nomme les, ils garderont leur prêtrise, et l’étranger qui s’approchera sera mis à mort » (Bamidbar 3,10)

Nous commençons cette semaine le 4è livre de la Torah, Bamidbar (=littéralement « dans le désert »).
La paracha est essentiellement consacrée au comptage des Bné Israel, puis aux missions attribuées à la tribu des Léviim.

La guemara Chabbat page 31a, nous rapporte les célèbres histoires du « gentil » (non juif) qui est venu voir Hillel et Chamay.

Un jour un gentil vint voir Chamay et lui demanda : « Convertis moi à la condition que tu m’apprennes la Torah sur un seul pied ». Chamay le renvoya.
Le gentil posa la même question à Hillel.
Hille répondit : « Ce que tu détestes pour toi, ne le fais pas à ton prochain, c’est cela toute la Torah, le reste n’est que l’explication de ce point essentiel ».

A propos de cette histoire, plusieurs questions viennent à l’esprit. Où se trouve la dimension de la relation homme –D.ieu dans la réponse formulée par Hillel ?
La Torah est a priori le livre qui codifie mes relations avec le prochain, mais aussi mes relations avec D., où se trouve donc la relation homme –D. dans la réponse de Hillel ?

Si la réponse de Hillel caractérise la relation de l’homme avec son prochain, pourquoi, ne pas avoir formulé une réponse sous la forme positive comme « tu aimeras ton prochain comme toi-même » plutôt que de choisir une réponse négative comme « Ce que tu détestes pour toi, ne le fais pas à ton prochain ».

Je ne propose pas de réponse à ces questions. Je vous invite à y réfléchir. En tout cas, je suis persuadé que de nombreux sages, penseurs ou philosophes ont dû répondre à la première des questions posées.

La seconde histoire (guemara Chabbat page 31a ) que je rapporte est celle du gentil qui est passé devant une maison d’étude (beth hamidrach) et qui entendit la description des vêtements magnifiques et précieux du Cohen Gadol (Grand prêtre) ?
Le gentil se dit : « je vais me convertir pour devenir Cohen Gadol. »

Il alla voir Chamay, à qui il demanda « convertis moi pour que je devienne Cohen Gadol », Chamay le repoussa.

Il alla voir Hillel avec la même requête, Hillel le convertit.
Hillel lui dit ensuite « on ne peut nommer roi que celui qui connaît les us et coutumes des rois … va donc apprendre [la Torah] ».
Le gentil appris la Torah et arriva au verset en entête qui dit « et l’étranger qui s’approchera sera mis à mort », et revint chez Hillel.
Ce verset est un des deux versets cités en entête, car il y a une discussion entre le Torah Temima et le Torat Or. Toujours est-il que c’est un verset de notre paracha, qui parle des tâches attribuées spécifiquement au Léviim ou aux Cohanim, et que l’étranger ne peut accomplir.
Le gentil demanda donc à Hillel, des explications sur l’étranger dont parle le verset.

Hillel répondit : même le Roi David, ne peut pas accomplir ces tâches réservées au Cohanim ! Le gentil compris par un raisonnement a fortiori que lui non plus ne pourrait jamais devenir Cohen Gadol …

L’histoire termine par les remerciements du gentil : « Modeste Hillel, que les bénédictions viennent sur ta tête, grâce à toi je me suis approché de la présence divine ».

Cette seconde histoire suscite aussi des interrogations … peut-on cacher la vérité ? la fin justifie-t-elle les moyens ? dans quelles conditions ?

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN

www.limud.net

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN
D'après Guemara Chabbat 31a, Editions Sotenschtein.