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לימוד תורה
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VAERA 5770

« Aaron prit pour épouse Elichava fille de Aminadav, soeur de Na’hchone..»
Chemot (6,23).

La paracha de la semaine expose le début du processus de la libération des Bné Israel d’Egypte.
Ainsi, dans Vaera nous trouvons les sept premières plaies (sur 10) qui ont frappé les Egyptiens, avant la fin de l’esclavage des Bné Israel.

Rava, dans la guemara Baba Batra 110a nous dit que l’homme qui se marie doit auparavant vérifier la personnalité de ses futurs beaux-frères : les frères de sa future femme.

La guemara cite le verset en entête et demande : si déjà Elichava est la fille de Aminadav, n’est-il donc pas évident que c’est la soeur de Na’hchone (celui qui a sauté le premier dans la traversée de la Mer des Joncs après la sortie d’Egypte) ?

La Torah m’apprend donc ici que si Aaron s’est mariée avec Elicheva, c’est parce qu’elle est la soeur de Na’hchone. Aaron a tenu compte de la personnalité de son futur beau frère pour prendre sa décision.

La guemara continue et nous dit que les futurs enfants (garçons ?) nés de cette union ressembleront au beau-frère. C’est pourquoi, celui qui veut avoir des enfants tsadiqim, doit s’intéresser aux beaux-frères !

[à partir de là, le commentaire n’engage que moi, je reproduis ce que m’a expliqué un ami, en espérant l’avoir compris]
On n’est pas forcé d’interpréter cette guemara sur le mode mystique et irrationnel. En effet, on peut très bien comprendre qu’une soeur est influencée va reproduire un modèle d’éducation semblable à celui qu’elle a reçue.
Or l’éducation de ses parents a formé la personnalité de ses frères. C’est pourquoi, en regardant les beaux-frères on peut imaginer ce que donnerait la reproduction, par la future épouse d’un modèle d’éducation identique.

De même en regardant les beaux-frères on peut essayer de mesurer l’impact de l’aspect génétique dans le caractère. Ainsi, il est probable que la génétique n’intervient pas que dans le physique, mais elle intervient aussi au niveau de l’esprit. C’est pourquoi, en observant les beaux-frères, je peux tenter d’évaluer le patrimoine génétique qui détermine leur personnalité.

Enfin, je tiens à préciser que ce commentaire n’a pas été influencé par mon cas personnel : ma femme n’a pas de frère !

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN

D’après Guemara Baba Batra 110a,
Editions Sotenschtein