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לימוד תורה
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YITRO 5770

«Je suis l’Eternel ton D.… »
Chemot (20,2).

Cette semaine nous vivons le but de la sortie d’Egypte, le Don de la Torah. Mais ce n’est pas seulement le but de la sortie d’Egypte, c’est le but de l’humanité. Par la Torah, nous connaissons Sa volonté, et nous pouvons donc nous rapprochons de Lui.

D., dans notre paracha, se révèle donc aux Bné Israel et donne Son message intemporel. C’est la Torah qui va constituer le réel ciment du peuple.

Lors de la révélation, les Bné Israel écoutent les 10 paroles (traduits incorrectement souvent par les 10 commandements).

Le Rambam est l’auteur, entre autres, d’un commentaire sur les 6 livres de la Michna, (le concentré de la Loi Orale qui a été compilé par Rabbi Yehouda Hanassi).

Les introductions du Rambam sont fondamentales. D’ailleurs, les éditions « Mossad Harav Kook » ont sorti un volume (n°18) consacré aux introductions du Rambam sur : les michnayots, le chapitre ‘Heleq, les pirké Avot. Ce livre reprend les introductions, et présente des annotations apportées par le Rav Morde’hay Dov Rabinovitz.

A la fin de son introduction au Pereq ‘Heleq, le Rambam énonce les 13 fondements de notre religion. Ce sont les 13 articles de foi, que l’on chante dans Ygdal, dans un grand nombre de communautés, à la fin de l’office du vendredi soir.

Le pereq ‘heleq, est le 10è chapitre du traité de Sanhédrine et commence par « Tout Israel a une part au monde futur… ».

Dans cette introduction, le Rambam explique ce que représente et surtout ce que n’est pas le monde futur.
C’est une introduction fondamentale, qu’il faut lire et relire, pour tenter de comprendre quel est le but de l’homme sur terre.

[A partir de là je traduis le texte originel grâce aux annotations du Rav Morde’hay Dov Rabinovitz : ]
Le premier des 13 fondements est :

Croire en l’existence du Créateur, béni soit-Il. Il y a une existence complète au sens plein du terme. Il est la cause de toutes les existences. Par lui tout existe, et tout reste en vie. Même si rien n’existait, et bien Lui il existerait encore. [Nous existons relativement aux autres, ou à quelque chose, Lui existe dans l’absolu].
Il se suffit dans son existence, et n’a pas besoin d’autre existence.
Ce premier fondement nous est enseigné par la première parole : «Je suis l’Eternel ton D.… » Chemot (20,2). [verset en entête].

Nous devons croire en ce fondement, mais pas au sens basique du terme « croire ». Il faut croire de façon intelligente. D’ailleurs dans la version originelle en arabe, le Rambam n’utilise pas le mot « croire ». Ce n’est que dans les versions ultérieures en hébreu que le mot « croire » est apparu entre guillemets.
Il faut donc lire le mot croire comme une traduction de la pensée du Rambam :
Je crois = Je suis convaincu, car j’ai réfléchi et je sais que c’est vrai !

A nous donc de réfléchir, grâce à la Torah et aux écrits de nos maîtres pour croire complètement et vraiment en l’existence du Créateur, comme l’explique le Rambam.

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN

D’après :
Introduction au Pereq ‘Heleq, le Rambam
Editions « Mossad Harav Kook »volume (n°18), annotations du Rav Morde’hay Dov Rabinovitz :