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לימוד תורה
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TAZRIA et METSORA 5770

"Et le 8è jour, on circoncira …"
(VAYIQRA 12,3)

La paracha Tazria est essentiellement consacrée aux problèmes de pureté est d’impureté. En particulier 2 types d’impureté sont présentés :
- L’impureté de la femme après qu’elle ait donné naissance à un enfant. Cette forme d’impureté n’est pas un jugement de valeur (la femme n’est pas inférieure à l’homme !). C’est un concept qui n’est pas évident à comprendre, mais qui a des incidences matérielles. Ainsi, par exemple, la femme est interdite à son mari tant qu’elle n’est pas redevenue « pure ».

- L’impureté qui provient de la Tsaraat = certaines tâches sur la peau, sur des vêtements ou sur les murs d’une maison. C’est une maladie qui existait à l’époque du Temple. La Tsaraat frappait l’auteur de médisance = Lachone Harah. Rappelons que le Lachone Harah est le fait de rapporter une parole, même vraie, sur son prochain, cette parole étant susceptible de lui nuire.

Le verset en entête rappelle l’obligation de circoncire les garçons. En effet, il semble que ce soit un rappel, puisque dans le premier livre de la Torah, on a :
« D. dit à Avraham : et toi garde mon alliance, toi et ta descendance après toi, pour l’éternité » Berechit (17,9).

Dans la guemara Sanhédrine 59a, on nous apprend que tous les commandements qui ont été donnés aux Bné Noa’h, et qui ont été répétés aux Bné Israel, concernent les Bné Noa’h ainsi que les Bné Israel.

On appelle Bné Noa’h : les non-juifs. Traditionnellement, nous savons que la Torah demande à l’humanité dans son ensemble l’application des 7 Lois Noa’hides (guemara Sanhédrine 56a) :

1. Instaurer des tribunaux
2. Ne pas maudire le nom de D.
3. Ne pas faire d’idolâtrie
4. Ne pas avoir de relations sexuelles interdites (Ex. inceste, homosexualité, …)
5. Ne pas tuer
6. Ne pas voler
7. Ne pas manger un membre ou une partie d’un animal quand celui-ci est vivant (Ex. : couper la cuisse d’un poulet vivant, et la faire rôtir. Il faut d’abord tuer le poulet)

Les Bné Israel quant à eux ont plus d’obligations. Ce sont les commandements qui ont été donnés aux Bné Israel en tant que peuple, donc à partir du second livre de la Torah.

Selon le principe énoncé plus haut, nous savons que tous les commandements qui ont été donnés aux Bné Noa’h, et qui ont été répétés aux Bné Israel, concernent les Bné Noa’h ainsi que les Bné Israel.

Or la brit mila, la circoncision, semble entrer dans cette catégorie. Le commandement est présenté dans Berechit (17,9), et on le retrouve dans la paracha de la semaine (verset en entête).
Alors les non-juifs ont-ils l’obligation de la circoncision ?

La réponse est négative. En fait, la guemara Sanhédrine 59b répond à la contradiction apparente. Si le commandement de la brit mila est exposé dans notre paracha, c’est pour nous apporter une précision supplémentaire : si la circoncision tombe un chabbat, alors on la pratique le chabbat. La Torah a dit le 8è jour, même si c’est un chabbat !

La mitswa n’est donc pas simplement répétée ici dans notre paracha, elle est complétée. On n’enfreint donc pas la règle énoncée : si un commandement est répété aux Bné Israel, alors qu’il a été déjà donné aux Bné Noa’h, il concerne toute l’humanité, sinon, il ne concerne que les Bné Israel.
Dans le cas de la Brit Mila, la Torah a complété le message, en apportant de nouvelles informations. Cette mitswa ne concerne donc que les Bné Israel.

Plus généralement, les Bné Noa’h (les non-juifs, ou les nations du monde) ont au minimum les 7 lois à appliquer… mais ce n’est pas tout. Comme nous ils ont l’obligation de faire travailler leur tête et de découvrir La Vérité.
Comme nous ils ont l’obligation d’étudier.

Ainsi Rabbi Méir dit : un non juif qui s’occupe de la Torah doit être respecté comme le Cohen Gadol (le grand prêtre qui servait au Temple). Sanhédrin 59a.

En effet, en étudiant les lois qui lui sont propres, et tous leurs détails, les raisons de ces lois… le non-juif apprend l’essentiel des principes de la Torah. Et s’il apprend, et applique, il est autant respectable que le Cohen Gadol.

De notre côté, étudions et appliquons, devenons des exemples, c’est ainsi que nos proches, et par contagion tout notre peuple et toute l’humanité connaîtront la Vérité, et reconnaîtront le Créateur Beni soit-Il.

Stéphane Haim COHEN

D’après :
Guemara Sanhédrin 56a, 59a et b
Editions Sotenschtein