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לימוד תורה
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QUEDOCHIME 5770

"… Soyez saints car Je suis saint…"
(VAYIQRA 19,2)
Cette semaine nous lisons 2 parachiot, A’haré Mot et Quedochim. La première paracha est essentiellement consacrée au service du Cohen Gadol le jour de Yom Kippour.
C’est d’ailleurs la paracha que l’on lit le matin de Yom Kippour.

La paracha Quedochim, dont est issu le verset en entête, présente beaucoup de lois sociales qui régissent les relations de l’homme envers son prochain.

Au début de la paracha Quedochim, la Torah nous demande d’être saint, à l’instar de D.

Mais qu’est-ce qu’être saint ?

Rachi explique que c’est se détacher des relations sexuelles interdites, se détacher des fautes.

Etre saint, ce n’est donc pas vivre à l’abri de la société dans une tour d’ivoire… Ce n’est pas non plus porter un grand chapeau et une longue barbe et donner/vendre des bénédictions. Etre saint, c’est simplement s’éloigner des relations sexuelles interdites.

Dans le judaïsme on ne qualifie pas facilement les hommes de « saint ».

On ne dit pas Moshé le Saint, on dit Moshé notre Maître. On dit Avraham, notre père.

Le seul qui a eu un titre de saint, c’est Rabénou Haqadoch = Rabbi Yehouda Hanassi= Rabbi, le compilateur de la Michna.

Dans la guemara Chabbat 118b, on demande : pourquoi Rabbi a-t-il eu le qualificatif de saint ? Parce qu’il n’a jamais regardé sa brite mila, l’endroit de la circoncision. Et la guemara de préciser : de sa vie, il n’a jamais mis sa main sous sa ceinture (plus bas).
Comme dans notre paracha la sainteté, vient d’une restriction face à la nudité.

Dans la guemara Ketouvot 103b, Rabbi ‘Hiya dit : « le jour où Rabbi est mort, la sainteté a disparu [de ce monde] ». Au sens premier, cela signifie, que l’on ne peut plus qualifier quelqu’un de saint.
Une autre explication, c’est qu’à la mort de Rabbi, on a même permis aux Cohanim de s’occuper de son enterrement. C’était l’honneur que l’on faisait au Prince de la Torah, de sa génération. L’interdiction de s’impurifier pour le Cohen a sauté pour faire honneur à Rabbi, qui a pris le statut de « Mete Mitswa ».

Enfin, l’on comprend bien que nos maîtres n’ont pas voulu abuser du qualificatif « saint ». Dans le peuple juif, on n’admire pas un homme, on admire la Torah qui est en lui. Et quoiqu’il arrive, un homme reste un homme. C’est à D. que j’adresse mes prières… et pas à un intermédiaire.

C’est d’ailleurs une chose qu’il fait bon rappeler à l’approche de Lag Baomer, date à laquelle certains vont prier sur les tombes des Tsadiqim. Il n’est pas permis d’adresser une demande à un Rav décédé… on prie uniquement au Créateur.

Stéphane Haim COHEN, www.limud.net

D’après :
Guemara Chabbat 118b, Ketouvot 103b
Editions Sotenschtein