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לימוד תורה
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CHOFETIM 5770

" La justice, la justice, tu poursuivras afin que tu vives …"
(DEVARIM 16,20)

Cette semaine, nous lisons la Paracha Chofetime, comme dans la plupart des parachyot du dernier livre de la Torah, Moshé donne ses recommandations aux Bné Israel, avant que le peuple entre en Israel.
La paracha de la semaine présente des lois à appliquer lorsque les Bné Israel seront entrés en Terre Promise.

En particulier dans la première partie de la paracha, la Torah expose les propriétés du système judiciaire.

Et, dans le verset en entête la Torah insiste :
" La justice, la justice, tu poursuivras afin que tu vives …"(DEVARIM 16,20)
Pourquoi cette répétition ? pourquoi insister sur le mot « justice » ?

La guemara Sanhédrine 32b explique ce verset de différentes manières :

1. Rech Laqich explique qu’il faut juger avec minutie, avec une double attention, lorsque le juge suspecte « un coup fourré ».
Les juges doivent juger un tel cas, mais du fait de leur suspicion, ils doivent redoubler d’attention.
En revanche, il existe des cas où les juges savent à 100% (ce n’est plus une suspicion), qu’il y a une entourloupe. Si dans un tel cas, ils n’arrivent pas à mettre en lumière la malversation, alors, ils ont l’obligation de se retirer. Ils ne doivent pas juger le cas.

2. Rav Achi explique que la répétition du mot « justice » vient donner un double ordre au juge. Parfois il doit faire la justice classique, parfois il doit trouver un compromis (qui doit être juste).
La guemara donne un exemple : 2 bateaux se croisent sur un fleuve, lors d’un passage étroit. Si les deux avancent en même temps, les deux coulent ! Dans ce cas, la guemara explique que le bateau qui a une cargaison aura la priorité sur celui qui est vide…
Lorsque les deux protagonistes ont raison, le compromis est bien évidemment la meilleure solution… à condition qu’il soit juste.

3. La répétition du mot « justice » peut aussi être interpréter comme l’ordre pour le justiciable d’aller consulter le tribunal le plus compétent / renommé.
Ainsi, si quelqu’un vit dans une ville qui jouit d’un tribunal renommé, il sera interdit d’aller se faire juger ailleurs, au sein d’un tribunal moins réputé.

Chabbat Chalom
Stéphane Haim COHEN, www.limud.net

D’après :
Guemara Sanhédrine 32b, Editions Sotenschtein