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לימוד תורה
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Vayiqra 5771

" Il appela Moshé, D.ieu lui parla …"
(VAYIQRA 1,1)

Nous commençons cette semaine, le troisième livre de la Torah, le livre de Vayiqra, appelé "Le Lévitique", car il a pour thème principal le service de D. (au Temple ou dans le Michkan ) qui était effectué par la tribu des Lévi. Cette tribu inclut les Léviim mais aussi les Cohanim.

La première paracha du Lévitique, Vayiqra, est quant à elle consacrée aux offrandes/sacrifices. En effet, il n’y a pas de mots en français pour traduire le concept de « korbane ».

La dernière lettre du premier mot de la paracha, le Aleph de « Vayiqra », est écrite en petit dans le Sefer Torah.

Le Aleph représente l’étude, l’apprentissage de la Torah. Et, ici, on a un petit aleph. La Torah nous dit : La Torah ne reste que chez celui qui sait se faire petit.

Rabbi Bonam nous dit que ce petit Aleph est à destination de Moshé. Il a su rester humble, malgré tout ce qu’il a pu voir, entendre, apprendre.
Moshé ressemble à un homme qui est monté sur le toit d’un immeuble. Un tel homme ne va se vanter d’être grand. S’il parvient à voir très loin, c’est parce qu’il se trouve sur le toit. Intrinsèquement, l’homme n’a rien fait. Et bien Moshé, c’est pareil, il a conscience que lui ne vaut rien. Tout ce qu’il est, c’est à D. qu’il le doit.

A notre niveau, ce petit aleph est un symbole, nous aussi, nous devons nous faire petit pour tenter de comprendre ce 3è livre de la Torah qui traite des sacrifices.

De la même façon que celui qui apporte une offrande au Temple se fait tout petit en appliquant un code qui semble éloigné de la raison, celui qui étudie les lois des sacrifices doit être ouvert pour intégrer un nouveau mode pensée, un nouveau langage.

Ainsi, ceux qui finissent actuellement le traité de Zeva’him, dans le cycle du Daf Hayomi, savent bien que ce traité est complètement différent des traités précédents.

La place faite aux drachotes, est considérable. En clair, on raisonne moins avec sa tête et sa raison, on tire bien plus souvent les preuves de drachotes (explications de versets de la Torah).

Et les drachotes, on n’en fait plus de nos jours… on tente juste de comprendre les drachotes exposées dans la guemara.

Nos Maîtres nous disent que celui qui étudie les lois sur les sacrifices, c’est comme s’il avait apporté des sacrifices au Temple.
On peut donc comprendre cet adage de la façon suivante :
En étudiant ces lois, nous faisons table rase de nos a priori, nous oublions la raison, pour intégrer un nouveau mode de raisonnement. J’étudie ces lois, dont l’essentiel est tiré de drachotes. Je tente donc de soumettre à mon esprit à des raisonnements, sans logique apparentes puisque tiré de drachotes, qui sont souvent arbitraires.

Cela ressemble donc complètement au sacrifice. J’apporte une offrande, je fais un acte irrationnel, mais j’essaie de me mettre à la place de l’offrande. En fait, l’offrande parfaite, est l’offrande où l’homme s’offre en même temps que l’offrande.
Bien évidemment, ce n’est pas de sacrifice humain dont il s’agit. C’est un sacrifice du Moi. Je reconnais que D. existe, et je me soumets à D. J’oublie ma condition humaine, j’oublie mes raisonnements, pour reconnaître qu’Il existe.

Chabbat Chalom
Stéphane Haim COHEN, www.limud.net