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לימוד תורה
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NASSO 5771

" D. parla à Moshé en disant : Parle à Aaron et à ses fils en disant, ainsi vous bénirez les enfants d’Israel…"
(Bamidbar 6, 22-23).

La paracha Nasso présente de nombreux sujets :
- Le compte des Léviim
- Le traitement des personnes impures (Zav ou tsaraat)
- Ce que l’on doit faire si quelqu’un a commis un détournement en profitant d’un objet consacré au service divin
- La femme sota qui est soupçonnée car elle s’est isolée avec un autre homme que son mari
- Le nazir, celui qui fait un certain vœu pour se rapprocher de son Créateur
- La bénédiction de Cohanim
- L’inauguration du Michkan (Temple du désert), et les princes des tribus qui apportent pendant 12 jours 12 offrandes identiques.

La guemara Sota 38, nous présente les lois de la bénédiction des Cohanim. En fait, plusieurs enseignements des sages de la Michna sont rapportés. Tous sont tirés du verset en entête.
En particulier la Torah écrit « Ainsi vous bénirez ».

Du mot « Ainsi » la guemara nous explique que la bénédiction doit être prononcée en hébreu. Rabbi Yehouda explique que si la Torah nous dit : « Ainsi vous bénirez », alors il faut lire texte au sens littéral. Le texte littéral est en hébreu, la Torah nous dit « ainsi », il faut donc faire la même chose.

Une autre brayta nous explique qu’à partir de l’expression « ainsi vous bénirez », on apprend que la bénédiction doit être récitée debout.

Un autre enseignement précise qu’il faut lever les mains.

Parmi les autres lois que ce verset nous apprend on a :
- Le nom divin prononcé (au Temple) lors de la bénédiction des Cohanim était le nom ineffable. En revanche, en dehors du Temple, comme de nos jours, le nom de D. prononcé est Ado -- nay.

- Le verset nous apprend aussi que ce n’est pas seulement les enfants d’Israel qui sont bénis par les Cohanim. Mais, les convertis, les femmes, les esclaves affranchis doivent aussi être bénis par les Cohanim.

- La bénédiction doit être prononcée face au peuple.

- La bénédiction doit être prononcée d’une voix forte. Bien évidemment, on ne demande pas au Cohen de hurler.

La guemara nous rapporte ensuite l’importance donnée par la Torah à la birkat Cohanim. En effet, Rabbi Yehochoua ben Lévi dit : le Cohen qui ne monte pas pour dire cette bénédiction enfreint 3 commandements positifs : « ainsi vous bénirez », « dis leur », « vous mettrez mon nom ».

Le Rambam explique que la bénédiction des Cohanim est en fait une seule mitswa, mais la Torah écrit que celui qui ne la dit pas, c’est comme s’il n’appliquait pas 3 mitswot.

Enfin, les Rishonim nous disent que le Cohen enfreint le commandement s’il ne monte pas réciter la bénédiction, après qu’il y soit invité. C’est pourquoi, celui qui ne veut réciter cette bénédiction pour des raisons qui lui sont propres doit être hors du lieu de prière quand on appelle « Cohanim ».

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN

www.limud.net

D'après Guemara Sota 38a et b, Editions Sotenschtein.