- Paramètres:
Page
Normal
Plain layout without fancy styles
Font
Normal
Large fonts
Very large fonts
Colour
Normal
Restful colour scheme
Light text on a dark background
לימוד תורה
Skip to top of page

Pin’has 5771

« D. parla à Moshé en disant : Ordonne aux enfants et tu leur diras : Mon offrande, Ma nourriture pour Mes feux, l’odeur agréable pour Moi, vous garderez pour Me l’offrir en son temps…» (BAMIDBAR 28,2).

Au début de la paracha Pin’has, la Torah nous décrit Pin’has, l’homme zélé, qui a tué d’une même lance Zimri, prince de la tribu de Chim’on et Kozbi fille de Tsour (Prince de Midiane). Tsour était le roi le plus important de Midiane (Rachi) et n’a pas hésité à prostituer sa fille, et à l’envoyer séduire les Bné Israel. Les Bné Israel ont ainsi fauté, et une terrible épidémie a frappé le peuple. L’épidémie s’est arrêtée lorsque Pin’has a tué Zimri et Kozbi, « Parce qu’il [Pin’has] a vengé son D. ».
La Torah loue l’attitude de Pin’has. D. dit à propos de Pin’has « [il] a retiré Ma colère contre les Bné Israel en prenant Ma vengeance… » (Bamidbar 25,12).

Mais D. éprouve-t-il de la colère ? D. a-t-il besoin de se venger ?

Plus loin dans la paracha de la semaine, la Torah nous expose, à partir du chapitre 28, les offrandes que l’on devait apporter au Temple tous les jours, puis celles du Chabbat, de Roch ‘Hodech et des fêtes.
Pour introduire le passage, on trouve le verset en entête où D. dit « Mon offrande, Ma nourriture pour Mes feux, l’odeur agréable pour Moi, … ». Mais D. a-t-Il besoin de manger ? a-t-Il besoin des offrandes que la Torah nous demande d’apporter ? existe-t-il des odeurs qui Lui font plaisir ?

De nos jours, nous n’offrons plus de sacrifices, puisque malheureusement nous n’avons plus le Temple. Mais dans la guemara Bera’hot, à la page 26a, on lit « La prière a été institué à la place des sacrifices ». A la page 32b de Bera’hot, on trouve « La prière est plus grande que les sacrifices ».
A propos de la prière, on peut poser les mêmes questions que pour les offrandes du Temple. D. a-t-il besoin de notre prière ? Est-ce que cela Lui procure du bien-être lorsque l’on prie ?

Pour répondre à ces questions, nous devons rapporter ici un grand principe du Rambam :
D. n’est pas qualifiable.
Peut-on donc dire que D. a de la colère, que D. a besoin d’être vengé ? NON.

De même, D. n’ pas besoin de nos offrandes ! D. a-t-il faim pour parler de « Ma nourriture »

Mais alors pourquoi la Torah emploie-t-elle ce vocabulaire ? pourquoi D. est-il personnifié ? Tout simplement parce que la Torah utilise le langage humain, pour nous faire comprendre son message. Tout ce que l’on sait sur D. c’est que nous ne pouvons pas le qualifier. Nous devons tenter de Le connaître, en sachant très bien que c’est impossible.

La Torah écrite ne doit donc surtout pas être comprise de façon littérale. Pour éviter de se fourvoyer, une seule solution, étudier la Torah Orale qui dévoile le vrai message de la Torah écrite.

Et, c’est grâce à la Loi Orale que je comprends que toutes les lois, toutes les pratiques, tous les principes de la Torah m’on été donnés pour me transformer. Lorsque je prie, je ne prie pas pour changer D., mais pour me changer, pour progresser.

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN

www.limud.net

D’après Otsar Hahagada « Korbanot ».