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לימוד תורה
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MATOT 5771

« Un homme qui fait un voeu à D. … ne profanera pas sa parole, tout ce qui sort de sa bouche, il accomplira.» (BAMIDBAR 26,3).

Le début de la paracha Matot traite des voeux que l’on prononce et de la façon dont on doit gérer ces voeux. Puis la paracha traite de la guerre contre Midiane, le peuple qui avait entraîné une partie des Bné Israel dans la débauche.

A propos des voeux la Torah nous dit que nous devons les respecter … La Guemara Nedarim nous explique comment faire pour les annuler. Il faut aller devant un sage expert, ou devant trois personnes moins expertes et tenter de faire annuler le voeu.

A la page 109a de la guemara Yebamot, Bar Kapara dit qu’un homme doit s’attacher à 3 grands principes : choisir la ‘halitsa (= refuser l’option du Yiboum, le lévirat), favoriser le chalom (la paix entre l’homme et son prochain), et annuler les vœux (selon une procédure précise).

A la page 109b, la guemara précise l’importance d’annuler les voeux. Rabbi Natane dit : celui qui fait un voeu c’est comme s’il avait construit un autel en dehors du Temple (c’est interdit). Et celui qui accomplit son voeu, et qui ne va pas chez un sage pour annuler son voeu, c’est comme s’il avait apporté une offrande sur cet autel. C’est un interdit supplémentaire.

La comparaison avec l’autel est claire. Il est interdit de construire un autel, en dehors du Temple. Et le comble c’est d’y apporter une offrande. La faute est complète.

Pour le voeu, c’est similaire. Nous comprenons ici que faire un voeu, c’est commettre une faute. Mais la faute est complète lorsque l’homme accomplit son voeu au lieu d’aller s’en défaire chez un sage. Lorsque la Torah nous demande d’appliquer les voeux prononcés, c’est une demande a posteriori. L’idéal est de ne pas prononcer de voeux.

Le Ran explique que celui qui construit un autel (interdit) est convaincu de faire une mitswa, une bonne action. Il pense faire encore mieux que ce que l’on lui demande. Il apporte aussi des offrandes à D. à l’extérieur du Temple ! Mais c’est une erreur, il faut se conformer à La Torah écrite et à la Torah Orale. Il est interdit d’apporter des offrandes en dehors du Temple.

De même, celui qui fait un voeu se croit supérieur. Il fait mieux que ce qu’on lui demande, il se crée des obligations supplémentaires. Mais, la Torah ne nous demande pas de multiplier les interdits. Je ne suis pas mieux parce que je me crée de fausses obligations. Et ce qui est plus grave, c’est que bien souvent ces interdits, artificiellement créés, viennent empêcher l’homme de se remettre en question sur des points beaucoup plus importants.

Enfin, ces voeux sont une illustration d’un principe qui a mes yeux régit la vie de l’homme : l’essentiel des problèmes que l’homme rencontre, c’est lui-même qui en est la cause.

Chabbat Chalom
Stéphane Haim COHEN, www.limud.net

D’après :
Guemara Yebamot 109a et b, editions Sotenschtein