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לימוד תורה
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KI TETSE 5771

" Ce qui sort de tes lèvres tu garderas…"
(DEVARIM 23,24)

La paracha de la semaine présente de nombreuses lois sociales, des lois qui régissent le comportement de l’homme avec son prochain. Elles sont vraiment d’actualité, car l’on se rapproche des jours redoutables, et si l’on n’est pas blanc (de faute) avec son prochain, comment peut-on aller demander pardon à D ?

Le verset en entête, si l’on s’intéresse à l’aspect littéral de la paracha fait référence aux voeux que l’on prononce. La Torah nous conseille de ne pas faire de voeux.
Ainsi on peut lire « Mais si tu t’abstiens de faire des vœux, il n’y aura pas de péché en toi. Ce qui sort de ta bouche tu garderas, … » Devarim (23, 23-24).
La Torah, nous recommande donc de ne pas nous ajouter des commandements, en prononçant des voeux. Il semble donc que le commandement « Ce qui sort de ta bouche tu garderas… » soit un commandement de l’homme envers D.

Toutefois, on peut aussi s’éloigner du sens littéral, et considérer que c’est une allusion à un commandement de l’homme envers son prochain : il faut savoir fermer sa bouche !

A la page 17a de la guemara Bera’hot on trouve les prières qui étaient dites à la fin de la amida, par les Amoraim (les sages de la guemara).

Mar fils de Ravina disait [et c’est le passage que l’on lit après chaque amida = la partie centrale de chacune des prières quotidiennes] : « Mon D. préserve ma langue du mal, et mes lèvres de dire des paroles hypocrites (mirma)».
Les paroles mauvaises font référence à celui qui pense de mauvaises choses, du mal, et qui fait connaître ses pensées.
Mirma : ce sont de douces paroles, mais hypocrites, au fond de lui l’homme pense du mal de son prochain.

On prie donc pour apprendre à fermer sa bouche, dans un premier temps. Le but étant clairement de dresser son coeur, afin de ne plus avoir de mauvaises pensées.

Avec sa bouche, en disant la vérité on peut déjà faire beaucoup de mal autour de soi, alors, en disant de mauvaises choses, cela peut faire une hécatombe ! Il faut donc savoir tenir sa bouche. C’est la base de saines relations dans la société.

Quelques lignes plus bas, dans cette même Guemara, on peut lire les paroles de Rava : « Le but de la Sagesse, c’est la repentance et les bonnes actions (envers son prochain). Afin, que l’on ne trouve pas quelqu’un qui étudie et qui enseigne la Torah, et qui se permette de frapper (au sens propre, ou avec des mots) ses parents, ses maîtres, ou toute autre personne. »
Rashi explique le début des paroles de Rava :
L’essence de la Torah est qu’elle soit ACCOMPAGNEE de repentance et de bonnes actions.

De Rashi, je comprends donc que le but de la Torah n’est pas forcément de parfaire mes relations avec mon prochain, le but de la Torah est peut être autre. Mais, en tout cas, si je ne me repens pas, si je me comporte mal avec mon prochain, je ne pourrai jamais atteindre le but de la Torah. Cette connaissance ne sera pas connaissance, si je me comporte mal.

Ma relation avec le prochain c’est le bas de la pyramide, le passage obligé, pour ensuite tenter de comprendre le message Divin de la Torah.

Chabbat Chalom
Stéphane Haim COHEN, www.limud.net

D’après Guemara Bera’hot 17a, Editions Sotenschtein