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לימוד תורה
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KI TAVO 5771

« Maudit soit celui qui frappe son prochain en cachette. »
(DEVARIM 27,24)

Cette semaine, nous lisons la Paracha Ki Tavo. Cette longue paracha a une caractéristique tristement connue, elle comporte des bénédictions, mais aussi et surtout 98 malédictions terribles. Il faut vraiment les lire et les comprendre. Cela remet les idées en place avant le jugement à Roch Hachana.

Rashi commente le verset en entête de la façon suivante :
Qui est celui qui frappe son prochain en cachette, c’est celui fait de la médisance du Lachone Hara. Il dit la vérité, mais il parle par derrière, il colporte. Celui-ci est maudit. C’est un message pour les Bné Israel qui vont entrer en Israel, et c’est aussi un message actuel pour nous.

Moshé dans notre paracha avertit donc les Bné Israel. Ils sont sur le point d’entrer en Israel, Moshé veut donc leur faire passer un message qui leur permettra de rester dans le droit chemin. D’où la succession des 98 malédictions.
Le peuple est encore enfant, c’est un peuple « nouveau né ». Or comment éduque-t-on un enfant ?

On lui promet des récompenses s’il se comporte bien, et on lui promet des punitions s’il se comporte mal. On lui donne des récompenses quand il se comporte bien, on le punit quand il se comporte mal.

Pour nous à Roch Hachana, puis à Yom Kippour, c’est l’heure du bilan. Alors le seul moyen d’épurer le bilan, est de revenir à nos valeurs : faire Téchouva.

Nous avons 2 méthodes pour faire Techouva, 2 méthodes pour mieux servir le Créateur.

1. Servir D. par crainte : la peur de la punition, ou l’envie d’être récompensé. Ce sont des stimuli extérieurs qui me poussent à observer la Torah.
Et, les malédictions de notre paracha constituent un stimulus de ce type. Celui qui s’écarte des principes de la Torah méritera les malédictions énoncées.
Ce type de stimulus est indispensable pour les enfants de tout âge (de 0 à 120 ans), qui sont restés enfants dans la façon de servir D.

2. Servir D. par amour. Qu’est-ce que signifie aimer D. ? Lorsque la Torah nous dit que Adam et ‘Hava s’unirent (dans la paracha Berechit), la Torah utilise l’expression : « Et l’Homme (Adam) connut ‘Hava sa femme, elle tomba enceinte et enfanta, … » Berechit (4,1).
La Torah remplace donc le verbe aimer par le verbe connaître.
Servir D. par amour, c’est donc tenter de connaître D. Nous savons très bien que nous, qui sommes finis, ne pourrons jamais atteindre le but.
Mais, ce que nous devons comprendre c’est que le but, ce n’est pas la ligne d’arrivée, puis qu’elle est infiniment loin de nous. Le but est dans le chemin.

A nous donc de profiter de la lecture de ces malédictions comme d’un électrochoc, pour nous inciter à mieux servir le Roi, et surtout à tenter de s’approcher du Roi, tenter de Le connaître. Pour cela, il n’y a qu’une solution : FAIRE FONCTIONNER SON CERVEAU. Je dois tenter de comprendre la Torah pour l’appliquer parce que c’est bien uniquement.

Le langage et la pensée nous différencient des animaux. Utilisons donc nos capacités, étudions, pour tenter de nous rapprocher du Roi

Chabbat Chalom
Ketiva Va’Hatima Tova

Stéphane Haim COHEN, www.limud.net