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CHEMOT 5769

« D. parla à Moshé à Midian [un lieu] : Vas, retourne en Egypte car sont morts tous les gens qui demandaient ton âme (souhaitaient ta mort)»
CHEMOT (4,19).

La Paracha CHEMOT, est comme son nom l'indique la première du livre de CHEMOT. Littéralement, CHEMOT = "noms", mais la traduction française a pris l'habitude d'appeler le 2è livre de la Torah "l'Exode", en référence au thème principal, la sortie d'Egypte.

La paracha de la semaine commence par nous présenter la dégradation de la situation des Bné Israel en Egypte. De la position d'invités privilégiés du temps où Yossef était vice-roi d'Egypte, les Bné Israel sont à présent des esclaves.

Ils vivent le premier exil du peuple juif, l’exil en Egypte. C’est la paracha où l’on fait connaissance avec Moshé notre Maître.

Il a été élevé chez Pharaon, mais souffre avec son peuple. Lorsqu’il voit deux juifs qui se disputent et qu’il veut les séparer, l’un des protagonistes lui reproche d’avoir tué un Egyptien. Il sait donc que la chose est sue de tous. Moshé s’enfuit à Midian. Ces hommes (juifs), l’ont dénoncé à Pharaon (Rashi sur Chemot 2,15). On veut le tuer.

Vers la fin de la paracha, D. dit à Moshé de retourner en Egypte car ceux qui lui voulaient du mal sont morts. (verset en entête)

La guemara Nedarim 7b nous dit :
« Rav ‘Hanin dit au nom de Rav : Celui qui entend son prochain prononcer en vain le nom de D., alors il doit le mettre en nidouy (le mettre à l’écart de la société).
Et, s’il ne le fait pas, alors lui-même sera mis à l’écart. Car à tout endroit où l’on trouve le nom de D. prononcé en vain, alors, il y a pauvreté. Et la pauvreté, c’est comme la mort.
Comme il est dit : car sont morts tous ceux qui demandaient ton âme. (verset en entête) »

Dans la guemara Nedarim, le principal commentateur est le Ran. On le trouve sur les pages de guemara autour du texte principal (et pas à la fin comme d’habitude). Le Ran explique ce passage :

Chaque fois que la Torah évoque des gens qui se disputent « Nitsim », cela fait référence à Datan et Aviram. Or on sait qu’ils étaient présents à la révolte de Qora'h. Ils ne pouvaient donc pas être mort, au moment où la Torah dit qu’ils le sont (verset en entête).

De là on déduit que si la Torah dit qu’ils sont morts, cela veut dire qu’ils sont devenus pauvres. Et la pauvreté est aussi dure à subir que la mort. (c’est la preuve de la guemara).

Mais, nous rappelle le Ran, la guemara Nedarim 64b nous dit que 4 types de personnes sont considérées comme mort : le pauvre, l’aveugle, le lépreux, et celui qui n’a pas d’enfant.

Alors pourquoi avoir dit ici que Datan et Aviram sont considérés comme mort parce qu’ils sont pauvres ?
Le Ran explique, on ne peut pas dire que qu’ils sont aveugles. En effet, les révoltés de la de Qora'h disent : « tu peux crever les yeux de ces gens » Bamidbar (16,14) = Datna et Aviram disent à Moshé, « tu peux même nous crever les yeux ». C’est donc qu’ils ne sont pas aveugles.

Le Ran dit peut-être étaient-ils lépreux ?
Ce n’est pas possible car dans la Paracha Eqev, lorsque l’on rappelle la révolte de Qora'h, la torah dit de Datan et Aviram qu’ils étaient « au sein des Bné Israel ». (Devarim 11,4). Or un lépreux est à l’extérieur du camp.

Mais peut être étaient-ils aveugles ou lépreux en Egypte, et qu’ils auraient été guéris lors du don de la Torah sur le Mont Sinai ? Ce n’est pas possible car lors de la faute du veau d’or tous ont retrouvé leurs défauts initiaux.

Le Ran exclut enfin que Datan et Aviram soient considérés comme mort car ils n’avaient pas d’enfant. En effet, Moshé peut retourner en Egypte car sont morts ceux qui lui voulaient du mal… en clair Pharaon ne les écouteraient plus. En quoi le fait de ne pas avoir d’enfant aurait pour conséquence que Pharaon ne les considère plus ? C’est parce qu’ils sont devenus pauvres qu’ils ne comptent plus pour Pharaon.

Le Ran prouve donc que Datan et Aviram sont devenus pauvres. Et la Torah les qualifient de « mort ».
La pauvreté est donc comparée à la mort dans la guemara.

Alors à nous d’aider les pauvres, en particulier ceux d’Israel, qui sont loin d’avoir les mêmes aides sociales qu’en France…
Donnons leur la vie et renforçons ainsi l’union de notre peuple.

Que D. protège Son peuple, pour que tous les ennemis reconnaissent que notre message est La Vérité. La Vérité que D. nous a révélée.

Ainsi nous serons unis autour de nos valeurs… Etre unis en temps de guerre c’est important… mais être uni en temps de paix autour de nos valeurs sera encore plus bénéfique… c’est ainsi qu’il n’y aura plus de guerres…

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN

D’après Guemara Nedarim 7b
Editions Sotenschtein

Pour la guerison complète et rapide de Léa Bat Ra’hmouna