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לימוד תורה
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BO 5769


« Il [l’agneau pascal] sera pour vous en dépôt jusqu’au 14è jour de ce mois [nissan] ; ils l’égorgeront toute la communauté de l’assemblée d’Israel vers le soir»
Chemot (12,6).

La paracha BO nous raconte les trois dernières plaies (les sauterelles, l’obscurité et la mort des premiers nés) ainsi, que la suite logique, la sortie d’Egypte.
C'est aussi dans cette paracha la première fois où les Bné Israel, en tant que peuple, reçoivent des commandements divins (Mitswot).

Dans le chapitre 12, la Torah nous donne les bases de notre calendrier. Puis on trouve les commandements qui sont liés à Pessa’h : l’agneau à sacrifier (au Beth Hamiqdach), la matsa, les herbes amères…

Dans le chapitre 12, la Torah nous donne les bases de notre calendrier. Puis on trouve les commandements qui sont liés à Pessa’h : l’agneau à sacrifier (au Beth Hamiqdach), la matsa, les herbes amères…

La guemara Quidouchine est un traité qui parle de l’acte de mariage. Ainsi le chapitre 2 commence par : « Un homme se marie (littéralement sanctifie une femme) par son action [exemple un contrat] ou par l’intermédiaire d’un envoyé [Un chalia’h qui remet le contrat par exemple]. »

La guemara demande mais d’où sait-on que l’on peut déléguer une mission selon la Torah. D’où sait-on que le chalia’h d’un homme remplace l’homme pour réaliser la mission [Chlou’ho chel adam quemoto] ?

La guemara nous donne trois sources de la Torah :

-Pour l’acte de mariage, on l’apprend de l’acte de divorce décrit dans la Torah : on y trouve le verbe « il enverra » (Devarim 24,1). Or le divorce et le mariage ont été juxtaposés dans la Torah, on comprend donc que pour le mariage on peut aussi utiliser un envoyé.

- Pour les prélèvements, à remettre au Cohen par exemple, la Torah (Bamidbar 18,28) sous-entend que l’on peut utiliser un envoyé.

- Pour tout ce qui a trait aux sacrifices, la Torah nous apprend le même principe.

En effet, le verset en entête dit : « ils l’égorgeront toute la communauté de l’assemblée d’Israel vers le soir» Chemot (12,6).

La guemara demande : est-il possible que toute l’assemblée d’Israel égorge un agneau pascal ? Non, on apprend donc que l’envoyé/le représentant d’un homme est comme l’homme lui-même.
En effet, la Torah a demandé à TOUTE LA COMMUNAUTE » d’égorger un agneau. On sait grâce au Ran sur ‘Houlin 29b que deux personnes ne peuvent pas égorger en même temps un agneau (tenir le couteau à 2).
On sait que l’agneau de Pessa’h peut se faire en groupe. Il y a donc forcément quelqu’un qui égorge, et d’autres personnes qui exécutent la mitswa d’égorger l’agneau, sans l’égorger.

Voici donc comment l’on prouve que l’envoyé/le représentant d’un homme est comme l’homme lui-même même pour le sujet des sacrifices.

Sans la Torah Orale aurions-nous pu réellement comprendre le message qui se cache derrière la Torah écrite ? Un mot en plus ... et plein de conséquences hala’hiques.

La guemara demande aussi, si l’on me dit qu’un homme peut se marier grâce à un envoyé, ai-je vraiment besoin que l’on me dise que l’homme peut se marier directement … c’est évident !

Rav Yossef explique, que la michna vient m’apprendre que la mitswa est plus grande quand l’homme se marie directement (sans envoyé).

C’est d’autant plus important qu’il est interdit de se marier sans s’être vu auparavant. En effet, Rav Yehouda dit au nom de Rav qu’un homme doit voir sa femme avant de se marier. Si ce n’est pas le cas, il risquerait d’être déçu et de la mépriser… Or la Torah dit « Tu aimeras ton prochain comme toi-même »… cela commence avec sa femme !!!

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN

D’après Guemara Quidouchin 41a et b
Editions Sotenschtein