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לימוד תורה
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CHEMOT 5770

«[Pharaon dit] Allons, rusons envers lui, de peur qu’il ne se multiplie, et ce sera, si une guerre survient, il se joindra aussi à nos ennemis...»
Chemot (1,10).

La Paracha CHEMOT, est comme son nom l'indique la première du livre de CHEMOT. Littéralement, CHEMOT = "noms", mais on a pris l'habitude d'appeler le 2è livre de la Torah "l'Exode", en référence au thème principal, la sortie d'Egypte.

La paracha de la semaine commence par nous présenter la dégradation de la situation des Bné Israel en Egypte. De la position d'invités privilégiés du temps où Yossef était vice-roi d'Egypte, les Bné Israel sont à présent des esclaves.

Mais, ce n’est pas tout, Pharaon veut être sûr de bien maîtriser son sujet, c’est pourquoi, il décide de jeter à l’eau tous les mâles qui naîtraient parmi les Bné Israel.
Quand il dit « rusons » (verset en entête), c’est à cette décision que cela fait allusion (Rashi sur le verset).

La guemara Sota 11a nous dit que Pharaon a délibéré avec 3 conseillers à propos de cette décision de jeter les bébés (mâles) au fleuve : Bil’am, Iyov (Job), et Ytro.

Bil’am a conseillé de tuer les bébés, et a été puni en étant tué pendant la guerre face à Midiane.

Iyov qui s’est tu, a connu de terribles épreuves.

Ytro qui a fui, a eu des descendants qui ont siégé au Sanhédrine.

En ce qui concerne Iyov, il a été puni car il avait la possibilité de s’opposer, de parler contre les ignobles projets de Pharaon, et il ne l’a pas fait.
Le Arou’h Laner explique que la punition pour Iyov a été donnée mesure pour mesure. De la même façon qu’il s’est tu alors qu’il fallait ouvrir la bouche, il a connu des épreuves qui font hurler de douleur (et donc qui font ouvrir la bouche).

Egalement, l’on peut penser que même si Iyov avait ouvert la bouche devant Pharaon, cela n’aurait pas suffi à annuler les terribles décisions, et bien maintenant, Iyov souffre, il peut hurler de douleur, mais cela ne change rien, les douleurs sont là. Il aurait du s’opposer à Pharaon.

Le Rav ‘Hayim Chmouelevitz nous apprend à propos de ce passage la leçon suivante :
A priori la punition de Iyov semble être beaucoup plus dure que celle de Bil’am.

Pourtant¸ la faute de Iyov est bien moins grave (il s’est abstenu). L’on comprend donc la valeur de la vie. Il faut prendre conscience du bienfait que nous procure D. en nous donnant la vie…
Et même s’il y a des souffrances, la joie d’être en vie doit nous permettre de les surmonter. En clair, la punition de Bil’am est évidemment bien plus terrible que toutes les souffrances de Iyov.

Que D. nous protège, pour que l’on puisse Le servir et répandre Sa Connaissance sans épreuves.

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN

D’après Guemara Sota11a,
Editions Sotenschtein