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לימוד תורה
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BECHALA’H 5770

«…Voici mon D., et je veux l’embellir [véanevéhou]… »
Chemot (15,2).

Après la sortie d’Egypte, nous vivons cette semaine la traversée de la Mer des Joncs.

C'est dans la Paracha Bechala'h que Pharaon regrette d'avoir laissé sortir les Bné Israel d'Egypte. Il les poursuit donc avec son armée, jusqu'à la Mer des Joncs. La mer s'ouvre, les Bné Israel passent à pieds secs, les égyptiens les suivent et sont engloutis. Ils chantent « Az yachir Moshé ». La fin de la paracha présente la manne qui tombe chaque jour de la semaine, sauf le chabbat.

La guemara Chabbat 133b, explique le verset en entête. On y explique, que l’on a l’obligation d’embellir les mitswot.

Il faut faire une belle soucca, avoir un beau loulav, un beau chofar … En clair, la Torah reconnaît que le concept de « beau » existe, et on doit l’appliquer au mitswot.

Il convient de noter que le paroxysme de recherche du beau est probablement lié au Etrog. C’est le cédrat que l’on utilise à Soukot.
La Torah le nomme « Peri ets Hadar », par son nom déjà on comprend qu’il faut le choisir beau. En clair, la Torah sait que la recherche du beau est un besoin pour l’homme, et elle nous demande d’appliquer ceci aux mitswot. Le beau, je le mets au service du Vrai.

Dans les civilisations sans Torah, la recherche du beau pouvait mener à l’idolatrie : n’avait-on pas la déesse de la beauté chez les grecs ?

De notre côté, nous devons intégrer le beau dans les mitswot. Mais, une fois que la fête de soukot est finie, que fait-on du bel etrog ? On le jette, ou on le mange… en clair le beau n’est pas sacralisé. Cette mitswa doit nous éduquer pour comprendre que le beau n’est pas l’essentiel.

Aba Chaoul interprète le verset en entête différemment. Il traduit « C’est mon D., [il faut] lui ressembler ». Véanevéhou = Ani vaHou, je dois ressembler au Créateur.

De la même façon qu’Il a de la pitié/clémence [ra’houm], nous devons aussi être « ra’houm ».

Rabbi Avraham, le fils du Rambam, dans son livre « Hamaspiq le Ovdé Hachem » explique à l’instar de son illustre père que la pitié/clémence est une des valeurs que l’on doit acquérir. C’est d’ailleurs pour cela que la Torah nous a donné des commandements qui créent cette valeur en nous : s’occuper des pauvres,…

A l’inverse D. interdit d’avoir un coeur de pierre, d’être sans pitié : « n’endurcis pas ton coeur » (Devarim (15,7)).

Mais encore une fois tout est question de mesure :
- la clémence à l’extrême peut pousser à des absurdités, comme ne plus vouloir manger de poulet … parce qu’on égorge ces pauvres petites créatures.
- La clémence/pitié poussée à l’extrême pourrait m’empêcher de punir un condamné.

Le but est donc d’utiliser la Torah pour ancrer en moi la bonne mesure de Clémence/pitié.

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN

D’après :
1. Guemara Chabbat 133b, Editions Sotenschtein
2. Hamaspiq le Ovdé Hachem
3. Et une dracha que j’ai écoutée