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לימוד תורה
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TEROUMA 5770

« Et ses 20 colonnes, et ses 20 socles seront en airain ; les crochets [vavé] des colonnes, et leurs tringles seront en argent » CHEMOT (27,10).

La paracha de la semaine est consacrée à l’explication de la construction du Michkan (= Temple démontable utilisé dans le désert) et à celle des ustensiles qui y étaient utilisés (l’Arche, la Ménora, la Table …). La paracha commence par exposer le financement de cette construction.

Le verset en entête décrit la cour du Michkan. A propos des « vavim »= crochets, la guemara Sanhédrin 22A dit :

Rabbi Chim’on Ben Eleazar dit :
L’écriture (la forme des lettres) avec laquelle nous écrivons les sifré Torah [même de nos jours], n’a jamais changé, comme il est dit « vavé haamoudim » = les crochets des colonnes.

Les crochets du Michkan ressemblaient à la lettre « vav », on les a donc nommés « vavim ».

Rabbi Chim’on Ben Eleazar généralise et dit donc puisque à l’époque le vav (sa forme) était la même que celle de nos jours, et bien les autres lettres non plus n’ont pas changé.
On écrit aujourd’hui avec le système « Achouri », de même la Torah a été donnée en « Achouri ».

D’autres sages pensent que la Torah a été donnée en écriture « ivri », et que ce n’est qu’au temps de Ezra, que l’on est passé à l’Achouri, quand on a quitté le pays de Achour = Assyrie.

Plusieurs questions méritent d’être posées :
1. De nos jours, toutes les recherches montrent que les assyriens, n’ont pas utilisé notre police d’écriture. Alors pourquoi avoir donné le nom Achouri ?

2. Si la Torah a été donnée en ivri, de quel droit aurait-on décidé de passer au achouri ?

3. De nombreux commentaires nous parlent de la forme des lettres des tables de la Loi. Or ces commentaires se fondent sur une forme des lettres identiques à la nôtre (Achouri)

Le Ridbaz avance une explication :

Les premières tables de la Loi ont été écrites en Achouri. En revanche, les secondes, puis le sefer Torah de Moshé ont été écrits en ivri.
De génération en génération, seuls les grands sages connaissaient le achouri, mais l’essentiel était écrit en ivri.
On comprend comment Daniel a su déchiffrer le message devant Balchazar « Mané, Mané … ». Daniel connaissait le Achouri, c’était un des grands de sa génération.

Mais alors, comment se fait-il que les assyriens ne savaient pas lire le « Achouri » ? Tout simplement parce que c’est une écriture typiquement juive, que seuls les sages connaissaient ! On lui a donné le nom Achouri, car, c’est l’écriture révélée, que l’on a recommençé à utiliser à partir du moment où l’on a quitté Achour, l’Assyrie !
Voilà donc comment l’on peut répondre aux questions posées.

La guemara fait un jeu de mot en disant : pourquoi cette écriture s’appelle achouri ? parce c’est la plus accomplie des écritures [mechouba’hat, vayaachéroua].
Le Rambam explique que cette écriture est la plus accomplie car on ne confond pas les lettres entre elles, et qu’on ne colle pas les lettres. Ainsi, on évite les doutes et les problèmes de compréhension.

CHABBAT CHALOM

Stéphane Haim COHEN

D’après :
Sanhédrine 22a, Editions Sotenschtein