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לימוד תורה
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TETSAWE 5770 et Pourim

« Et eux, ils prendront l’or, l’azur, le pourpre, le vermillon cramoisi, le lin fin » CHEMOT (28,5).

La Paracha Tetsave est la suite logique de la Paracha de la semaine dernière (Terouma). Après avoir expliqué la construction du Michkan, le sanctuaire, la Torah présente le Cohen qui y travaillera. La Torah insiste donc sur les habits du Cohen, et sur les tâches que ce dernier accomplira.

Le verset en entête nous parlent des collecteurs qui allaient ramasser les offrandes pour la construction du Michkan.

La guemara Baba Batra 8b présente des lois relatives à la collecte d’argent pour les pauvres de la ville.

Il y a une caisse en numéraire (koupa), et une caisse en nourriture (Tam’houy). La koupa permet de donner aux pauvres de l’argent pour vivre pendant une semaine. Le Tam’houy permet de donner à manger au jour le jour.

La koupa est réservée aux pauvres de la ville, alors que le tam’houy est (aussi, ou exclusivement, c’est une discussion) consacré aux pauvres d’ailleurs, qui sont de passage et que l’on doit nourrir.

La guemara continue en disant que les responsables de la ville peuvent changer l’affectation des dons reçus, en cas de besoin. Ex. : il y a plus de pauvres venant de l’extérieur, et moins de pauvres dans la ville (Neuilly sur Seine ?).
En effet, quand on donne aux collecteurs de la ville, cela sous-entend que l’on donne pour le bien de la ville. Et donc, si nécessaire, on accepte un changement d’affectation.

En revanche, quand le collecteur ne représente pas la ville mais une cause (collecte de tsedaqa pour une action précise), il est interdit de changer l’affectation des dons.

La guemara nous dit aussi que lorsque l’on nomme une personne qui aura la responsabilité d’être collecteur pour la ville, il faut en nommer au moins deux.
D’où le sait-on ? de la paracha de la semaine, verset en entête !

En effet, le verset dit : « eux, ils prendront… », ils étaient donc au minimum deux pour récolter les dons.
Le fait d’être 2 apporte un gage de sérieux, et c’est un gage de vérité. A titre d’exemple, on ne croit pas un seul témoin, mais 2 témoins, c’est la vérité !

Et, ces personnes nommées avaient non seulement des responsabilités, mais elles représentaient aussi l’autorité. Elles avaient le droit de prendre des gages des personnes récalcitrantes qui ne voulaient pas donner !

Aujourd’hui, il n’y a que les impôts qui se servent par la force. Pour la tsedaqa, il faut s’éduquer et comprendre que l’on doit donner.
Un des commandements de Pourim est de donner aux pauvres. Je dois comprendre que l’argent que j’ai est une chance.
Je dois donc être assez intelligent pour donner et ne pas être matérialiste.

CHABBAT CHALOM
Pourim Samea’h

Stéphane Haim COHEN

D’après :
Baba Batra 8b, Editions Sotenschtein