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לימוד תורה
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PIN’HAS 5770

« Elles se tinrent debout [les filles de Tselof’hade] devant Moshé, devant Eleazar …» (BAMIDBAR 27,2).

Au début de la paracha Pin’has, la Torah nous décrit Pin’has, l’homme zélé, qui a tué d’une même lance Zimri, prince de la tribu de Chim’on et Kozbi fille de Tsour (Prince de Midiane). Tsour était le roi le plus important de Midiane (Rachi) et n’a pas hésité à prostituer sa fille, et à l’envoyer séduire les Bné Israel. Les Bné Israel ont ainsi fauté, et une terrible épidémie a frappé le peuple. L’épidémie s’est arrêtée lorsque Pin’has a tué Zimri et Kozbi, « Parce qu’il [Pin’has] a vengé son D. ».
La paracha nous rapporte ensuite un nouveau recensement des Bné Israel.

Après ceci, la Torah nous présente l’épisode des filles de Tselof’hade, qui viennent demander une part de la terre d’Israel.
Leur père est mort, et elles n’ont pas de frère. A priori elles pensaient qu’elles n’auraient pas le droit à une part de la Terre d’Israel. Elles formulent une demande à Moshé, qui lui-même demande à D.
La réponse est claire : la part de Tselof’hade ne sera pas perdue, elle reviendra à ses filles (elles n’avaient pas de frères).

La guemara Baba Batra, dans le Pereq Yech No’halin, utilise beaucoup ce passage de la Torah pour nous expliquer les lois de l’héritage.

A la page 119a de Baba Batra, un enseignement vient nous vanter les mérites des filles de Tselof’hade.

« Les filles de Tselof’hade étaient sages, savaient interpréter la Torah et étaient des femmes justes ».

Elles étaient sages car elles ont su s’adresser à Moshé au bon moment. Moshé expliquait la loi du lévirat, et c’est à ce moment qu’elles se sont adressées à lui.
Le Yiboum = lévirat = Si un homme meurt, et qu’il n’a pas de descendance, alors le frère du défunt peut épouser la veuve. Dans ce cas, l’héritage du défunt passe aux mains du frère qui épouse la veuve.
Mais si le défunt avait une descendance (fils ou fille), alors le yiboum est interdit.
Les filles de Tselof’hade ont ainsi dit à Moshé : Si nous sommes considérées comme des « fils », que l’on nous donne une part d’héritage. Mais si nous ne sommes pas considérées comme une descendance, alors que notre mère soit apte pour le lévirat/yiboum.

Elles savaient interpréter la Torah, nous le savons car elles ont dit « si notre père avait eu des fils, nous n’aurions pas parlé ».
Or, cette loi n’est pas écrite clairement dans la Torah. On l’apprend par exégèse (dracha) ou par réflexion (svara).

Elles étaient des femmes justes (Tsadqaniot), on l’apprend parce qu’elles se sont mariés à des gens biens. Elles n’étaient pas obligées de se marier avec des hommes de leur tribu (c’était une loi exceptionnelle pour elles), et pourtant elles se sont malgré tout mariées avec des hommes de leur tribu.

Chabbat Chalom
Stéphane Haim COHEN, www.limud.net

D’après :
Guemara Baba Batra 119b, editions Sotenschtein