« Dans les cabanes [soukot] vous résiderez 7 jours … »
(Vayiqra 23,42)
Le grand rendez-vous est derrière nous. Les compteurs ont été remis à zéro. Kippour est fini. La proximité avec le Roi des 10 jours de Techouva est aussi passée.
D. n’a pas besoin de nous, Il n’a pas besoin de nos prières non plus. Lorsque que l’on déclare que D. est UN (le Chema Israel), cela signifie, qu’Il est entier, rien ne Lui manque, Il n’a donc pas besoin de nous.
S’IL nous a créés, c’est donc uniquement par amour. c’est cela qu’il faut comprendre en disant le Chema. Ensuite on enchaîne en disant “Tu aimerais ton D.”. C’est logique, si j’ai conscience que D. m’aime, alors forcément, je vais pouvoir développer mon amour pour Lui.
Comme D. nous aime, Il nous donne aussi une semaine de plus. Nous pourrons nous rapprocher une semaine de plus de D. en vivant dans la cabane.
Alors, c’est vrai, le repentir, les prières nous ont peut-être permis de nous élever. Le jour du jeûne de Yom Kippour, nous ressemblions à des anges. Sans manger, sans boire, dire les louanges de D., se repentir, … tout cela contribue à oublier la matérialité, et nous rapproche du spirituel. Nous avons donc vécu une expérience spirituelle exceptionnelle !
Mais on ne peut pas s’approcher de D. uniquement en se séparant du matériel. A soukot, nous allons comprendre que manger permet aussi de se rapprocher de D.
En mangeant dans la souka, j’accomplis une mitswa, et par conséquent, je me rapproche de D.
En dormant dans la souka, sans être conscient puisque je dors, j'accomplis une mitswa.
La Torah m’apprend que je peux même satisfaire mes besoins les plus élémentaires comme manger ou dormir, et par la même occasion réaliser une mitswa.
La Torah m’apprend ainsi à rechercher le but de toutes mes actions pas seulement à soukot, mais pendant l’année qui va suivre aussi !
Le monde matériel doit être un moyen de m’élever. Mais, pour le comprendre je passe dans la souka, la maison précaire. On me montre que le matériel est un moyen et pas une fin. Et ainsi, je suis heureux, car il ne me manque rien. Si je n’ai pas d’attentes, alors tout ce que D. me donne est du bonus. Ce n’est pas simple à réaliser, mais c’est la clé du bonheur.
CHABBAT CHALOM
‘Hag Samea’h !
Stéphane Haim COHEN
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