Matot Massé 5786
« Vous débarrasserez le pays, et vous vous y installerez, car c’est à vous que J’ai donné le pays pour le posséder» (BAMIDBAR 33,53 ).
La plupart de ce commentaire a été envoyé en 5783. Mais je pense qu’il est encore plus d’actualité aujourd’hui.
Cette semaine nous lisons 2 parachiot : Matot et Massé.
Le début de la paracha Matot traite des vœux que l’on prononce et de la façon dont on doit gérer ces vœux. Il faut comprendre que ce qui sort de la bouche est sacré. Puis la paracha traite de la guerre contre Midiane, le peuple qui avait entraîné une partie des Bné Israël dans la débauche.
La paracha Massé présente les différentes étapes des Bné Israel dans le désert. Et à chaque fois la Torah précise un point de départ et un point d’arrivée, qui se transforme en point de départ … etc. Le chemin qui mène à la terre promise.
Puis la Torah présente le cadeau que D. donne à son peuple : la Terre d’Israel. Celle-ci sera répartie entre les 12 tribus.
Du verset en entête, Ramban (Na’hmanide) enseigne qu’il y a une mitswa de s’installer en terre d’Israel.
Je dis souvent que le but est dans le chemin. Alors, c’est vrai, nous nous sommes transformés dans le désert. Chaque étape était un moyen de grandir. Le but suprême de ces voyages étaient l’arrivée en Israel. Mais, là encore ce n’est pas une fin en soi. La Terre d’Israel est un moyen de se transformer et de se rapprocher de D.
A la lecture de la paracha, on comprend bien que D. a voulu que l’on nettoie la Terre d’Israel des idolâtries qui y avaient cours, pour que l’on s’y installe. Le but est clair : créer une société juste, croyante, exemplaire. En regardant ce pays on devra dire : qu’il est grand le D. de ce peuple !
De la même façon que le temple est la lumière de Jerusalem et symbolise la présence divine, Israel devra être la preuve que D. existe.
Habiter en Israel est donc un challenge. La terre d’Israel est “Exigeante et bienfaisante”.
La terre d’Israel ne supportera pas la faute. Le peuple sera rejeté et exilé quand il se détournera des voies de D. Ce n’est pas simple d’habiter en Israel. D. a les yeux sur le pays du début de l’année à la fin de l’année… C’est comme être au premier dans une classe, on ne peut pas se permettre un écart, sinon, le professeur nous remet rapidement dans le droit chemin !
Alors certains diront, c’est mieux de s'asseoir au fond de la classe pour être tranquille ! Mieux vaut rester en France, c’est plus simple !
Je répondrai, on ne va pas à l’école pour dormir ! on n’est pas sur terre pour rester moyen ! il vaut viser haut ! Ma mère, D. lui donne vie jusqu’à 120 ans, en bonne santé, m’a toujours dit “assieds toi à côté des bons élèves” ! Les pirké avot nous disent qu’il est préférable d’être à la queue des lions qu’à la tête des renards !
C’est peut-être pour cela que la Torah nous décrit Israel comme la Terre où coulent le lait et le miel. Au début, les Bné Israel n’y trouveront que des guerres et des problèmes. Celui qui fait son alya découvre rapidement que la vie n’est pas toujours facile… Mais ce sont les efforts qui forgent les hommes. Et forcément, si on fait les efforts, on grandit, et ensuite on réalise que c’est vraiment la terre où coulent le lait et le miel… Mais