Emor 5786
" Et vous ne profanerez pas Mon nom saint, et Je serai sanctifié parmi les enfants d’Israel, Je suis D. qui vous sanctifie"
(VAYIQRA 22,32).
La paracha commence par des lois propres au cohanim. Emor, c'est aussi par la présentation des fêtes de la Torah.
Le Rav Sacks zal, dans Sig VeSia’h, Paracha Emor, commente le verset en entête en s’intéressant à la notion de Kidouch Hachem, la sanctification du nom de D., et son contraire la profanation du nom de D., le ‘hiloul hachem.
Le verset en entête nous présente une version étroite du ‘hiloul hachem (Ibn Ezra). Ce verset est dans un chapitre qui traite de la mission des Cohanim au Temple. On leur demande d’être minutieux dans l’application des commandements et ainsi de ne pas profaner le nom de D.
La seconde forme du ‘hiloul hachem, nous dit le Rav Sacks, c’est un comportement qui s’oppose à la Justice et à la Clémence divine que l’on trouve dans la Torah. Ainsi quand Avraham négocie pour sauver Sodome, D. lui répond “ ‘Halila”, ce serait une profanation de faire mourir le juste avec le mécréant, Le juge de toute la terre ne ferait pas la justice” (Berechit 18,25).
La 3è forme de ‘hiloul hachem, c’est l’exil. Lorsque le peuple d’Israel est en exil, le nom de D. est profané. Les nations ne comprennent pas que l’exil est une punition. Ils croient que D. n’a pas réussi à protéger son peuple. Et cela c’est le ‘hiloul hachem.
La 4è forme de ‘hiloul hachem, on la trouve à la fin de l’époque du 2è Temple. Le peuple d’Israel est sur sa terre, mais des oppresseurs viennent et interdisent le mode de vie juif. On a commencé à voir ainsi des gens ont accepté de mourir pour sanctifier le nom de D. Normalement, la Torah s’efface devant la vie. Mais lorsque c’est le nom de D. qui est sali, alors on peut offrir sa vie. Il y a ainsi des commandements qui passent avant sa propre vie : l’idolâtrie, les relations interdites, verser le sang d’un innocent.
L’histoire est jalonnée de période où les juifs sont morts en sanctifiant le nom de D. (l’inquisation, la shoah, …).
Le Rambam nous présente la 5è forme du ‘hiloul hachem :
“Lorsqu’un grand homme de Torah, ou connu par ses actes de générosités, fait des choses que les gens vont railler, même si ce ne sont pas des fautes, c’est du ‘hiloul hachem. Tout dépend de la grandeur de l’homme”.
Plus l’homme est connu, plus il est respecté, plus le moindre écart sera une profanation du nom de D.
Le Rav Sacks nous dit que pendant 2000 ans, nous étions en exil, un peuple errant. Nous n’avions pas la possibilité de sanctifier le nom de D. autrement qu’en nous sacrifiant. Aujourd’hui, nous avons retrouvé notre terre. Et même dans la diaspora, les juifs connaissent en général la liberté et l’égalité. Les enjeux sont donc énormes.
Nous avons maintenant la possibilité de sanctifier D. par notre comportement exemplaire.
Etre un peuple saint signifie rechercher la justice et faire le ‘hessed. Et