Beaalote’ha 5786 (et plus bas Nasso)
"Et la nuée divine était sur eux, quand il quittait le camp. Et ce fut quand l’arche avançait …"
(Bamidbar 10,34-35).
Plus bas, vous trouverez un texte sur la paracha Nasso, qui sera lue cette semaine, pour nos frères qui vivent hors de la Terre Sainte, en exil (pour combien de temps ?)
La paracha de la semaine commence par la présentation de la mitswa confiée à Aaron : l’allumage de la Menora, le chandelier à sept branches. Elle termine par le passage de la médisance de Myriam et Aaron sur Moshé.
Cette paracha contient aussi une bizarrerie de typographie. Le verset 35 du chapitre 10 est encadré par 2 grands Noun “ נ “ écrit à l’envers. Comme si le verset qui nous parle du déplacement de l’arche était entre crochets.
On comprend ici que le verset n’est pas à sa place. Il sépare 2 malheurs. Avant, on a les les Bné Israel qui ont quitté le Mont Sinaï, et après ce verset, on a la révolte pour obtenir de la viande, certains avaient envie d’avoir envie.
Le Kli Yaqar, nous dit que le Noun נ à l’envers, nous fait penser au poisson. En effet, araméen Noun signifie le poisson.
Le נ de la fin fait donc référence à la plainte des Bné Israel. Nous voulons de la viande ! “Nous nous souvenons du poisson que nous avons mangé gratuitement en Egypte (Bamidbar 11,5).
Le premier noun est aussi une référence au poisson. Les Bné Israel sont comparés aux poisson. Les poisson vivent dans l’eau. Ils ne peuvent pas fuir pour aller sur la terre ferme, sinon, ils meurent. Les Bné Israel ont quitté le Mont Sinaï en courant, comme des enfants qui quittent l’école quand la cloche sonne. On met un נ à l’envers, pour nous faire comprendre que les Bné Israel sont comme des poissons qui font tout à l’envers. Ils fuient la mer pour aller sur la terre ferme. Les Bné Israel fuient la Torah, ils marchent dans le sens opposé au déplacement de l’arche. Ils vont s’intéresser à la terre et délaisser la Torah. Ils ont un comportement terre à terre, alors qu’ils pouvaient avoir accès à la sagesse par excellence.
Le Kli Yakar continue en disant que que si notre exil dure si longtemps c’est parce que nous sommes éloignés de l’arche. Nous nous sommes éloignés de la Torah. Et même ceux qui semblent vivre dans la Torah, nous dit le kli Yakar, le sont pour les apparences. Ils se servent de la Torah pour se grandir aux yeux des autres.
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Nasso 5786 (déjà envoyé en 5784)
" Que D. te bénisse et te protège."
(Bamidbar 6,25).
La paracha Nasso présente de nombreux sujets :
• Le compte des Léviim
• Le traitement des personnes impures (Zav ou tsaraat)
• Ce que l’on doit faire si quelqu’un a commis un détournement en profitant d’un objet consacré au service divin
• La femme sota qui est soupçonnée car elle s’est isolée avec un autre homme que son mari
• Le nazir, celui qui fait un certain vœu pour se rapprocher de son Créateur
• La bénédiction de Cohanim
• L’inauguration du Michkan (Temple du désert), et les princes des tribus qui apportent pendant 12 jours 12 offrandes identiques.
Le verset en entête est le premier des 3 versets de la bénédiction des Cohanim, dite chaque jour pour certains (en Israel et dans certaines communautés ailleurs), ou seulement pour le chabbat, voire seulement pour les fêtes dans d’autres communautés (qui se trouvent hors d’Israel).
Le Torah Temima explique le Sifri et nous dit que que le premier verset fait référence au matériel. Le Cohen transmet la bénédiction matérielle.
Le second verset “Que D. illumine Sa face vers toi” fait référence au spirituel. On parle de lumière, et la lumière c’est la Torah ! “La mitswa est une bougie, et la Torah est lumière”.
Le Cohen transmet la bénédiction sur le spirituel.
Enfin, lors du 3è verset “Que D. élève Sa face vers toi…” Le Cohen bénit pour que D. favorise son peuple même s’il ne le mérite pas.
Comment fonctionne la bénédiction ? Est-ce une simple formule magique ? Comme le fait de souhaiter des choses sympathiques font que le “receveur” sera comblé ? Est-ce juste ?
Il faut rappeler que la bénédiction, pour la recevoir, il faut y croire ! Celui qui est béni par le Cohen, a déjà le mérite de croire à la bénédiction.
Mais ce n’est pas tout, il fait une place à D. dans son quotidien, car il a compris que les bienfaits matériels viennent de D. L’orgueilleux croit qu’il gagne sa vie par ses efforts. L’humble sait que tout vient de D. Il reste les pieds sur terre, et en ce sens il mérite la bénédiction.
De même, l’orgueilleux pense comprendre la Torah grâce à son intelligence. L’humble sait que comprendre est un cadeau du Ciel. En ce sens, l’humble comprend qu’il ne comprend pas tout. C’est ainsi qu’il se rapproche de D.
Enfin, l’orgueilleux pense qu’il mérite tout ce qu’il reçoit. Mais l’humble a compris que tout ce qu’il reçoit, c’est du bonus. L’humble sait que D. le comble de Ses bienfaits sans qu’il ne le mérite.
Les 3 versets de la bénédiction fonctionnent