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לימוד תורה
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NITSAVIM 5768 et ROCH HACHANA 5769

« Vous vous tenez debout, vous tous, aujourd'hui devant l'Eternel … »
(DEVARIM 29,9)

Cette semaine, nous lisons la paracha Nitsavim. Traditionnellement, Nitsavim est toujours lue le chabbat qui précède Roch Hachana.

… Cela tombe bien parce que la paracha commence par les mots "vous vous tenez debout"… comme pour un jugement. En effet, Roch Hachana est le début de l'année, mais ce n'est pas un simple anniversaire, c'est le moment où D. juge toute l'humanité.

KI TAVO 5768

"Au matin tu diras, si seulement c’était le soir, le soir tu diras, si seulement c’était le matin …"
(DEVARIM 28,67)

Cette semaine, nous lisons la Paracha Ki Tavo. Cette longue paracha a une caractéristique tristement connue, elle comporte des bénédictions, mais aussi et surtout 98 malédictions terribles. Il faut vraiment les lire et les comprendre. Cela remet les idées en place avant le jugement à Roch Hachana.

KI TETSE 5768

"Mais si c’est dans le champ [loin de la ville et des habitants] que l’homme trouve la jeune fille fiancée, que l’homme la saisisse et s’étende avec elle, il mourra l’homme … seul. Et à la jeune fille tu ne feras rien, la jeune fille n’a pas fait de faute passible de mort …"
(DEVARIM 22,25-26)

La paracha de la semaine présente de nombreuses lois sociales, des lois qui régissent le comportement de l’homme avec son prochain. Elles sont vraiment d’actualité, car l’on se rapproche des jours redoutables, et si l’on n’est pas blanc (de faute) avec son prochain, comment peut-on aller demander pardon à D ?

Choftim 5768

«…Tu ne te détourneras pas de ce qu’ils t’indiqueront ni à droite ni à gauche.»
(Devarim 17,12)

Cette semaine, nous lisons la Paracha Chofetim, comme dans la plupart des parachyot du dernier livre de la Torah, Moshé donne ses recommandations aux Bné Israel, avant que le peuple entre en Israel.
La paracha de la semaine présente des lois à appliquer lorsque les Bné Israel seront entrés en Terre Promise, elle présente aussi des lois sociales.

Le commandement cité dans le verset en entête est une des sources du pouvoir de nos sages de fixer des commandements. De la même façon que la Torah a fixé 613 commandements, elle a aussi donné la possibilité aux sages de fixer d’autres commandements.

Ainsi allumer les bougies à ‘hanouka est une mitswa fixée par nos maîtres.

De même, se laver les mains (Netilat Yadaim) a été fixé par Nos Maîtres.

Ainsi, dans la guemara Sota 4b, Rabbi Zerika dit au nom de Rabbi Eleazar :

« Tout celui qui méprise Netilat Yadaim est déraciné du monde »

Rashi explique que l’on parle de celui qui systématiquement ne veut pas accomplir ce commandement de nos sages.

Or, rapporte Rashi, « Celui qui enfonce la barrière sera mordu par le serpent » (Kohelet 10,8). Et détruire la barrière, c’est enfreindre les paroles de nos Maîtres.

Ree 5768

« Après votre D. vous irez, et c’est Lui que vous craindrez...»
(Devarim 13,5)

Cette semaine, nous lisons la Paracha Réé, comme dans la plupart des parachyot du dernier livre de la Torah, Moshé donne ses recommandations aux Bné Israel, avant que le peuple entre en Israel.

Nous allons entrer dans le mois de Eloul la semaine prochaine, c’est le mois du retour aux sources. Nous devons revenir aux valeurs de nos pères.
Et, pour cela la paracha nous indique le chemin à suivre.

Il faut aller « après D. »

La guemara Sota 14a, nous explique ce verset.

Commet est-il possible d’aller après D. ? N’est-il pas écrit que « L’eternel ton D. est un feu dévorant » (Devarim 4,24) ?

La guemara répond, que c’est les attributs de D. qu’il faut imiter.

D. habille ceux qui n’ont pas d’habits, alors à nous de donner des habits à ceux qui n’en ont pas. Ainsi D. a habillé Adam et ‘Hava, en leur faisant une tunique de peau.
Et ce n’est pas simplement de la charité, que l’on doit faire là. En effet, Adam et ‘Hava étaient seuls au monde, ils possédaient donc tout ce qui existe. Et pourtant, D. vient et les habille. A l’homme donc d’imiter D.
Imaginons, un homme très riche, mais qui se trouve dans un endroit désertique, nous devrions donc aussi lui fournir des vêtements, s’il en a besoin.

D. visite les malades, à nous donc de visiter les malades. En effet, D. a visité Avraham, lorsqu’il souffrait, après la brit mila.

D. console les endeuillés, à nous donc de consoler aussi les endeuillés. C’est ce qu’a fait D. avec Yts’haq, après la mort d’ Avraham.

D. enterre les morts, comme Il l’a fait (pour Moshé), à nous donc de s’occuper aussi d’enterrer les morts.

De cette guemara, on apprend ainsi comment aller après D…. Concrètement, il faut réaliser des actes de bontés avec son prochain.
Ainsi, on réalise plusieurs mitswot simultanément.

Eqev 5768

« Et maintenant Israel, qu’est-ce que l’Eternel ton D. demande de toi, si ce n’est que de craindre ton D... »
(Devarim 10,12)

Cette semaine, nous lisons la Paracha Eqev, comme dans la plupart des parachyot du dernier livre de la Torah, Moshé donne ses recommandations aux Bné Israel.

Le 9 Av est passé, beaucoup d’entre nous sont en vacances… mais le verset en entête nous remet les yeux en face des trous… bientôt les seli’hot, la préparation aux jours redoutables, aux jours où l’on est proche du Roi.

Le verset en entête nous apprend, (cité dans la guemara Bera’hot 13b) :

Rabi ‘Hanina dit : « Tout est donné par le Ciel sauf la crainte du Ciel ».

Et Rashi d’expliquer dans la guemara que tout est donné par le Ciel : la taille de l’homme (grand ou petit), sa richesse ou sa pauvreté, ses aptitudes intellectuelles, la couleur de sa peau… tout cela est donné par le Ciel.

En revanche, être un homme droit, un Tsadiq, ou un impie, un Racha, cela n’est pas un don du Ciel. C’est à chacun de se battre pour devenir et rester Tsadiq. Chaque homme a deux chemins devant lui, et il a la possibilité de choisir, à lui donc de choisir le chemin de la Crainte du Ciel.

Vahet'hanan 5768

« D. m’a dit : c’est beaucoup pour toi, ne continue pas à me parler encore de cela.»
(Devarim 3,26)

Cette semaine, nous lirons la Paracha Vaet'hanan, suivie de la Haftara Na'hamou. En référence à la haftara, le Chabbat de cette semaine est d'ailleurs souvent appelé « Chabbat Na'hamou » (consolation), car il suit le 9 AV (destruction des deux temples).

Cette paracha commence avec la prière de Moshé, ou plus exactement ses supplications, ses implorations.

Moshé supplie D. de le laisser en vie et d'entrer en Erets Israel. Ainsi, Moshé pourrait y appliquer les nombreux commandements divins liés à la terre d’Israel.

Mais D. demande à Moshé d’arrêter de le supplier, il lui dit (verset en entête) « c’est beaucoup pour toi ».

La guemara Sota 13b, explique cette façon de dire à Moshé « c’est beaucoup pour toi ».

Rabbi Levi dit : Moshé avait dit à Qora’h et à ses acolytes « c’est beaucoup pour vous », alors D., à présent lui dit « c’est beaucoup pour toi. »
Qora'h revendiquait le poste de Cohen Gadol, Moshé lui répond « tu as déjà beaucoup, tu es Levi ».

Nos sages tentent d’expliquer la punition pour Moshé. Après tout, Qora'h avait tort, et Moshé avait raison de le réprimander. Toutefois, compte tenu de la stature de Moshé, il est jugé de façon très rigoureuse. Ce qui ne serait pas considéré comme une faute pour un simple juif, pour Moshé, c’en est une.
Moshé aurait du comprendre que tout juif peut légitimement aspirer à plus de sainteté, à jouer un rôle plus important.

Devarim 5768

« Comment [Ei’ha] porterai-je seul votre charge, votre fardeau, vos disputes »
(Devarim 1,12)

Le livre de Devarim, le cinquième et dernier de la Torah, est constitué des recommandations de Moshé aux Bné Israel. En effet, le peuple est sur le point d'entrer en Israel, Moshé est sur le point d'être rappelé par D.
Moshé donne donc des conseils, fait des réprimandes pour toutes les fautes qui ont été commises par le peuple dans le désert. Moshé veut que les Bné Israel tirent des leçons du désert afin de réussir leur vie en Israel.

La Paracha de Devarim est lue avant le jeune du 9 av, qui cette année commencera samedi soir (pendant chabbat) au coucher du soleil, pour se terminer le lendemain à la sortie des étoiles. Le jeune du 9 av a été institué car c'est le jour où le Temple a été détruit.

Ce chabbat est aussi nommé Chabbat ‘Hazon, par allusion au nom de la Haftara que nous y lirons. Et ce chabbat, nous dit Rabbi Israel de Sadigoura, a quelque chose d’exceptionnel. Nous sommes dans une période de deuil, qui va culminer le 9 av. Et, voilà un rayon de lumière, qui va nous redonner la joie de vivre. C’est comme si un homme se trouvait dans une cave obscure, et qu’il rencontre un ami muni d’une torche.

Le verset en entête est en quelque sorte une allusion au 9 av. En effet, c’est pas courant de trouver le mot « Ei’ha » dans la Torah. Et ce mot est aussi le nom en Hébreu du Livre des Lamentations écrit par le prophète Yirmihaou, que l’on lit le 9 av.

Pour quoi (en 2 mots) se lamente-t-on pendant cette période ?