Michpatim 5786
«Quand tu acquerras un esclave hébreu, 6 ans il travaillera, et la 7è année, il sortira libre» CHEMOT (21,2).
La Paracha Michpatim présente essentiellement des mitswot « sociales » qui régissent les relations entre l’homme et son prochain.
De la même façon que les 10 paroles (les 10 commandements, dans la Paracha précédente, YITRO) proviennent du Mont Sinaï, le lieu de La Révélation, les lois sociales sont aussi issues du Mont Sinaï (Rachi).
Rappelons que la Torah considère l’esclavage comme un pis aller. C’est le voleur, qui n’a pas de quoi rembourser, qui devra être vendu en tant qu’esclave. De même, le pauvre qui n’a pas de quoi subvenir aux besoins de sa famille pourra se vendre pour assurer la survie de ses proches.
La Torah réglemente strictement les lois de l’esclavage. Elle fait tout pour protéger le faible qui est tombé si bas. Ainsi le verset en entête nous dit que l’esclave hébreu travaillera 6 ans, et sera libéré la 7è année.
Le Admour de Slonim, dans le Netivot Chalom, nous explique de façon allégorique 3 types d’esclaves.
Il y a l’esclave hébreu, dont parle le verset en entête. Il sert son maître jour et nuit. C’est un serviteur dévoué, qui ne va pas forcément choisir les tâches les moins fatiguantes. Cet esclave est le pendant du serviteur de D. qui Le sert jour et nuit, et ne compte pas ses efforts pour avancer dans cette direction.
Ce serviteur travaille 6 ans, cela fait référence aux 6 jours de la création et au 6 jours de la semaine.
Il travaille sans compter sa peine, sans souffler. C’est le serviteur de D. qui fait tous les jours ce qu’il faut pour servir Le Créateur.
La 7è année, il sort libre. C’est la référence au 7è jour, le chabbat, où il peut servir D. et ressentir en même temps la récompense, les plaisirs, la proximité avec le Roi.
D. lui paie le chabbat son salaire pour la semaine travaillée.
“Et s’il dit, l’esclave : J’aime mon maître,...” Chemot (21,5) fait référence à celui qui sert D. par amour. Celui-là, n’a pas besoin de récompense. Son salaire, c’est d’avoir la possibilité de continuer à servir D., alors, il Le servira pour toujours. Il ne se préoccupera pas des vaines récompenses ou plaisir terrestres… Il servira D. pour Le servir.
On trouve aussi l’esclave kenaani (cananéen). Il symbolise la personne ancrée dans le vice, comme les cananéens. Cet esclave est libéré, si le maître lui casse une dent, ou lui crève un oeil. La dent est le symbole du plaisir de la nourriture. L'œil est le symbole des envies. L'œil convoite. Nos maîtres disent que le regard est plus dangereux que la faute elle-même.
L’homme symbolisé par l’esclave cananéen n’a qu’une solution pour s’en sortir : il doit maîtriser son penchant, ses envies. Il est tombé bien bas. Il se trouve dans